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Sans préavis

Je sais que c'est brusque, à la limite de l'impolitesse, mais je mets la salle de bains en repos pendant deux ou trois semaines. Ben oui, je (re)pars en vacances. J'espère revenir avec de petites histoires, des idées rigolotes pour de nouvelles notes, des rêvasseries totalement futiles plein la tête. Alors, rendez-vous début septembre (ou peut-être un peu avant) pour de nouvelles bulles de savon ! Jazz
Mardi 9 mai 2006
Mais tout espoir est permis pour mercredi...
Par Jazz - Publié dans : monblognotes
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Vendredi 5 mai 2006
Je pensais à une autre histoire que celle de Sylvie.

A cette même époque, mon père avait un collègue qui s’était fat éjecter de son appartement avec sa femme et leurs deux enfants, Blandine qui avait 7 ans comme moi, et un petit garçon de 4 ou 5 ans. Le proprio en avait assez de ne pas être payé, et l’expulsion était arrivée une semaine avant la trêve hivernale.

 

Le collègue de mon père était, comment dire… un mec plutôt sympa, pas méchant, un air sympathique, le type qui ne ferait pas de mal à une mouche, vous voyez ?

Ce n’était jamais le dernier à rigoler, ni à faire des blagues, un petit luron en somme, et tant pis si les bons mots étaient un peu offensants pour les Noirs, les Arabes, les Asiats ou si les allusions à la con ne portaient que sur eux.

Des âneries, c’est qu’il en sortait souvent le bougre. Souvent, très souvent, trop souvent.

Mais c’était un mec sympa, vous voyez ?

Sympa, certes, mais visiblement pas assez pour que ses prétendus amis du boulot, les autres gens « bon teint » qui trouvaient ça drôle de se moquer –oh ! gentiment ! -- des minorités ethniques, l’hébergent lui et sa famille.


Alors, devinez qui s’y est collé ?

Les Noirs, les Arabes, les Asiatiques !

Nous avons été les premiers à les accueillir.
Mon père savait pourtant la bêtise de cet homme.
Ou c’est peut-être parce qu’il savait justement.

Ils sont restés chez nous une semaine ou deux, je ne sais plus très bien.

Par contre, je me rappelle les remarques de la petite Blandine qui trouvait ça injuste que j’aie quelques poupées Barbiche dans mon coffre à jouets, que j’aie une chambre avec un ordinateur, que j’aie de belles chaussures, tout ça alors que j’étais Noire. Pour elle, nous ne méritions, ni moi ni ma famille, tout cela, parce que nous n’étions pas Blancs. C'était ses mots.
Je me suis bien gardé de les répéter à ma mère, j'avais trop peur qu'elle les mette à la porte. Si j'avais su...

J’ai pardonné, mettant ses remarques acides sur le compte des changements brutaux qu’elle avait subis, on l’avait arrachée de son chez-elle et elle allait devoir se faire toute petite chez des inconnus qui avaient tout ce qu’elle n’avait plus.

Un lit, une douche, un jouet, des habits propres, ses propres jouets que l’on peut laisser en désordre dans un espace à soi.

Les moindres éléments du quotidien auxquels un enfant n’accorde aucune importance tant ils sont d’une banalité évidente, revêtent soudain un caractère luxueux d’autant plus frustrant qu’ils ont été enlevés.

J’avais presque oublié cette histoire qui m’avait rendue fière de ma famille.

Pour être certaine que je ne l’inventais pas, j’ai demandé à Maman de me raconter cette période. D’autres choses encore me sont revenues.

Blandine marchant sur les pieds de ma mère. Au propre et au figuré.
Les parents continuant leurs blagues sur les Noirs.
Blandine traitant ma mère de sale Noire.
Quelques mots blessants chuchotés dans les allées du centre commercial où nous étions allés tous ensemble pour acheter de nouveaux vêtements aux enfants.
Mes parents se partageant, à voix basse en créole leur incrédulité face à l’ingratitude de ces gens. Il ne savait pas que j'entendais leur conversation, et pourtant, je savais tout.
Je n'ai toujours pas dit à Maman ce que m'avait crié Blandine, les larmes dans la voix.

 

Blandine et sa famille sont partis habiter chez d’autres hôtes, laissant mes parents, bons samaritains, au bord de la crise de nerfs.

 

A l’époque, quand j’avais demandé à Maman comment cette famille en était arrivée là, elle avait répondu un truc simple, moi je me disais qu’ils étaient probablement punis pour ne pas avoir été gentils avec les autres.

Ils ont fait l'objet d'un article dans le Parisien je crois, nous étions peut-être même cités. Et puis nous avons emjambé l'Atlantique.

Je ne sais pas ce qu'ils sont devenus, quand j'entendrai mon père, je lui demanderai s'il a eu des nouvelles ou s'il se souvient de leur nom de famille.

 

J'aimerais vraiment que Blandine et son frère soient devenus des adultes un peu ouverts, parce qu'une épreuve comme celle qu'ils ont vécue peut forger le
caractère dans un sens, ou dans l'autre.

 

Mais bon, pourquoi je vous parle de tout ça, moi ?

 

Ah oui !


à suivre…

Par Jazz - Publié dans : monblognotes
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Jeudi 4 mai 2006
A toi,
âme perdue
qui est arrivée dans la salle de bains en cherchant


lettre romatique pour dire je t'aime mais sais trop tard



 
(sic)
je dis...
LAISSE TOMBER L'ECRIT
dis-lui de vive voix !

¤ toujours prête à conseiller les coeurs en désespoir moi ¤
Par Jazz - Publié dans : Sérendipité & égarements
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Jeudi 4 mai 2006
Je ne suis pas très jeux vidéo.
Sortie de Tetris ¤ merci
Alexey Pajitnov ¤, moi, je suis perdue.

Je suis bonne copilote, j'indique les directions à prendre, le moyen de résoudre des énigmes, mais mettez-moi une manette entre les mains et vous êtes certains de perdre tout le bénéfice de trois heures de jeu.

Un jeu de bagnole ?
Mon plaisir est de balancer les bagnoles à la baille ou dans les panneaux.
Le Loup n'est pas franchement impatient que j'apprenne à conduire.

Un jeu d'aventure ?
Le Prince of Peurcha, je l'envoie se faire empaler sur les trucs pointus au fond des trous en trente secondes chrono.

Un jeu avec les frères plombier ?
Oui, mais je lis tout le manuel dans toutes les langues avant pour être certaine d'avoir tout compris, et puis il y a tellement de boutons que quand il faut appuyer sur R pour accélérer, le temps que je retourne la manette, trouve ledit potard, et exerce sur lui la pression attendue, hop, je me retrouve en train de patiner dans le bide d'un méchant.

Non, je suis super nulle aux jeux vidéos, une bulle, un zéro, le Loup et tous les mâles de ma famille vous le diront.



Peu importe, ce soir, je joue à Pikmin 2.

Un jeu tout gentil, pas violent où tout un tas de petites créatures qui ne demandent qu'à vous aider vous suivent en fredonnant.
Si on les traite bien, elles fleurissent.
Non, ces petites bouilles sont tellement craquantes. Impossible d'y résister.

C'est très peace, très zen, très coloré.
C'est bon pour moi.

¤ des fois je me dis que ça vaudrait presque le coup que le Loup soit absent plus souvent, pour que je joue peinard ¤
Par Jazz - Publié dans : Conne-sommation
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Jeudi 4 mai 2006
J’avais une camarade de classe en CE2, elle s’appelait Sylvie.
Elle habitait un peu plus haut dans la même tour que moi.
Quand nous nous croisions dans l’ascenseur, l’argent du pain bien serré dans la main, nous nous parlions toujours.
Mais les rares fois où sa mère daignait quitter ses quartiers, Sylvie ne répondait pas à mon bonjour, ne me gratifiait même pas un regard.

Je m’expliquais son comportement par la peur que lui inspirait cette matrone sévère, volumineuse créature au tour de taille imposant, toujours de sale humeur, traînant ses pantoufles trouées par les chutes de mégots qu’elle fumait à la chaîne.
¤ Elle me faisait penser au monstre des Fraggle Rocks. ¤

J’avais peur qu’elle prenne feu un jour et que Sylvie se retrouve orpheline.

Et puis, Sylvie est tombée malade.
Comme j’étais, avec Virginie -- le garçon manqué de la classe -- la voisine la plus proche, je me suis portée volontaire pour communiquer les devoirs à faire à Sylvie.
Ma mère était un peu contre ¤ je croyais qu’elle ne voulait pas que je chope les microbes de Sylvie ¤  mais ma persévérance l’a convaincue.

Toc toc.
Rien.

Bimmmmmmp !
Rien.

Biiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiimmmmmmmp !
Ah ! Du bruit, enfin. Quelqu’un râlait, des pas qui traînaient.
Une voix grave et éraillée est sortie de derrière la porte pour me demander ce que je voulais.

« Heu… bonjour, je suis dans la classe de Sylvie, je suis venue lui apporter les devoirs à faire. »
La porte s’est ouverte sur le mastodonte et il ne souriait pas.

- Qu’est-tu veux ?
- Bonjour Madame. Je suis venue dire à Sylvie les devoirs qu’il fallait faire. Elle est là ? Elle va bien ?
- Non ! Pas là !
Blam !
Porte fermée.
Mais pas assez vite pour m’avoir empêché d’entrevoir ma camarade.

Le lendemain, pas démontée, j’y suis retournée.
Biiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiimppppp !

Cette fois, c’était Sylvie qui m’ouvrait.
Elle m’a dit bonjour, a pris la feuille de devoir de mes mains, a jeté des coups d’œil par dessus son épaule et m’a dit qu’elle était là hier mais que sa maman était raciste et qu’elle ne voulait pas ouvrir aux Noires.
- T’es raciste aussi, toi ?
- Oui, mais pas pour toi.
- Ah.
- Ni pour ta famille.
- D’accord.

J’étais assez contente. C’était toujours ça de pris. Ma famille et moi échappions au racisme de Sylvie et c’était déjà bien.
Etre raciste, à l’époque, c’était plus un mot que des faits pour moi. On était raciste comme on était myope, ou fragile de l’estomac, aucune vraie différence pour moi, sauf que le racisme, ce n’était pas bien. Et puis, mon badge « Touche pas à mon pote » était vraiment très chouette, j'étais un peu la reine du bac à sable avec.
Sylvie elle-même ne savait peut-être pas ce que c'était d'être raciste.

Le jour d’après j’ai encore apporté ses devoirs en catimini à Sylvie.
Je ne sais pas si son non-racisme s’est depuis appliqué à d’autres familles.

à suivre…
Par Jazz - Publié dans : monblognotes
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Jeudi 4 mai 2006
Merci aux admins d'avoir oeuvré rapidement pour parer l'attaque des spammeurs fous.

Espérons que vous saurez trouver une autre super-solution pour contrarier leurs prochains plans machiavéliques (les méchants ont toujours une longueur d'avance, et c'est maheureusement souvent comme ça que les choses avancent sur le web et dans le monde en général).

Merci encore.


Par Jazz - Publié dans : monblognotes
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Mercredi 3 mai 2006
Depuis cet après-midi, nous, les over-bloggeurs, devons subir les assauts répétés de spammeurs qui sous des apparences bénines, regorgent en fait de liens vers des sites d'un genre particulier.

Aussi vais-je devoir encore une fois soumetter tous les commentaires à validation pour éviter une avalanche de grossièretés.

Veuillez accepter mes excuses pour ce petit désagrément de courte durée si Proceau et les autres admins d'over-blog, notre bouclier anti-spam, trouvent une solution céleste à notre problème.

A très bientôt...
Par Jazz - Publié dans : monblognotes
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Mercredi 3 mai 2006

Tout a commencé il y a quelques semaines de cela, à l'occasion d'une fête dans ma belle-famille...

Non, tout a commencé, avant.
Bien avant...

Ou peut-être encore plus tôt, mais ma mémoire n'en fait qu'à sa tête.


- C’est bon, tu peux venir avec nous, Jazz, t’es Noirte.
- Pas Noirte, Noi-reu !!!

C’était en colonie. ¤ La siiiii la sol… ¤
Je n’avais pas réussi à me débarrasser de ces deux boulets depuis le premier jour, quand les collègues de Maman étaient venues nous rejoindre à la gare.

Les deux mères avaient poussé leurs rejetons femelles vers moi, et puisque nous étions Noires dans un monde de Blancs, nous étions forcément faites pour devenir les meilleures amies du monde, des inséparables, non ?

Les mères avaient tiré mes tresses et pincé mes joues, les filles avaient détaillé ma tenue des pieds à la barrette. De vraies Antillaises.

Dans le train, j’avais vite compris que nous n’avions guère de points communs. Elles me fatiguaient avec leurs histoires de garçons, de vêtements roses. Elles étaient très familières avec moi ¤ alors que j’aurais trouvé normal qu’elle me vouvoient ¤, l’une d’elles avait même failli m’étouffer, crime de lèse-majesté, en renversant violemment la bouteille d’eau à laquelle je buvais. L’une était trop turbulente et brusque, l’autre trop molle et maniérée. Elle médisaient sur tout le monde dans un créole approximatif, juste pour le plaisir de débiter des méchancetés sans être comprises de leurs victimes.

Not my cup of tea.

Une fois arrivée, j’ai attendu qu’elles choisissent leur lit, et j’ai élu domicile dans la chambre la plus éloignée de la leur. Une bouffée d’oxygène.

 

Je les aurait bien envoyé paître, mais sur le quai, Maman m’avait bien recommandé d’être gentille avec elle, dans le but de maintenir de bonnes relations avec ses collègues.

 

- Oui, ben tu peux venir jouer avec nous si tu veux.
- Pourquoi ?
- T’es Noirte, on est Noirtes… Il n’y a que les Noirtes qui peuvent s’asseoir sur mon lit.
- Merci, c’est gentil, mais d’abord, on dit « Noire », et puis, à quoi ça sert de jouer seulement avec des Noires, alors qu’on peut jouer avec Sidonie, Samia, Natalia, et Bérangère aussi ? Elles sont sympas, même si elles sont pas Noires.
- C’est parce que Jeanne-Marie, elle a dit qu’elle voulait pas jouer avec nous parce qu’on était Noirtes.
- Noi-res.
- Oui, Noires rôôôh ! Parce qu’on était Noires.
- Ah bon ? Elle est raciste Jeanne-Marie ?
- Oui.
- Oui.
- C’est bizarre, elle m’a pas empêchée de jouer avec elle, je lui ai même prêté ma Barbiche Hawaii.
- Wow, la chance !
- Ah, non ! Pas « la chance ». Si Jeanne-Marie est raciste, il faut lui expliquer peut-être qu’elle ne sait pas que ce n’est pas bien.
- Mais on lui a déjà dit, elle ne comprend rien.
- Alors, ça veut dire que Jeanne-Marie, c’est une c.o.n.n.e.
- Hi hi hi !
- Chuis sûre qu’elle joue avec toi parce que t’es plus café au lait que nous.
- Ouais, c’est parce que t’es café au lait !
- Non, je ne suis pas café au lait, moi, je suis chocolat avec un nuage de lait. Mais bon, ça m’est égal, je suis Noire, hein, et j’ai pas très envie de jouer avec une raciste. C’est nul.
- Ouais.
- Ouais.
- Bon, j’ai un plan, on va inviter tout le monde à jouer avec nous dans la chambre.
- Même Jeanne-Marie ?
- Même Jeanne-Marie.
- Mais elle voudra pas venir, elle veut pas jouer avec nous…
- Ben, tant pis pour elle, si elle ne vient pas elle va se retrouver toute seule, toute malheureuse. On va bien voir si elle est toujours raciste après ça.
- Et si elle vient jouer quand même ?
- Si elle vient quand même, on va lui dire qu’elle a qu’à aller jouer avec les racistes.
- Ah ouais ! Bonne idée !
- Ouais, bonne idée ! Hi hi hi !
- Et puis, on pourra lui expliquer que les racistes sont pas gentils, et que si un jour, elle a des problèmes et que ses amis racistes ne sont pas là, y’a aucun Noir, aucun Arabe, personne qui voudra l’aider parce qu’elle est raciste.

J’avais un exemple précis en tête en disant ça.
En fait, j’en avais deux...

à suivre...

Par Jazz - Publié dans : monblognotes
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Mardi 2 mai 2006
Ce matin.
Mon collègue Piotr ¤ né à Saint-Petersbourg, oui, oui... ¤ revient de deux semaines de vacances.

- Ah salut ! Alors Piotr ? C'était bien tes vacances ?
- Oui.

Piotr n'est pas très bavard, même après plusieurs années ici, il a du mal à s'exprimer en français ¤ le fait que personne à part moi ne lui cause y est aussi peut-être pour quelque chose ¤. Je suis surprise qu'il comprenne ma phrase. Je suis contente, il répond à mes questions idiotes sorties de nulle part, il fait des blagues, et parfois même, relance la discussion. ¤ Ca me rassure, je n'avais pas envie de passer pour la nana re-lou de service, en manque de relations humaines, qui vient troubler sa quiétude slave. ¤

- Bon chouette !
- Oui... Très cuites...
-  Pardon ? ¤ soit il a eu très chaud, soit il a bu comme un trou ¤
- Ah ! How do you say... ¤ oui, étant donné l'état de mes connaissances en russe, nous communiquons en anglais ¤
- ...
- Très courtes !
- Ah !! Ha ha ! ¤ Qu'allais-je donc imaginer ? ¤
- Très courtes, that's it !
- Trop courtes, oui. Toujours trop courtes...
Par Jazz - Publié dans : Dé cal é e
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Mardi 2 mai 2006
God only knows what I'd be without you,
God only knows what I'd be without you,
God only knows,
God only knows...

Les Beach Boys se taisent, l'épisode* commence...
Bill Henrickson (Bill Paxton), regarde sa première épouse Barbara (Jeanne Tripplehorn)
avec un amour débordant. Elle est belle dans cette petite robe simple, elle a de la
répartie, du charme, elle sait gérer une famille, ils sont ensemble depuis longtemps...


Je m'exclame :
- Quel acteur ! Ce regard qu'il a ! Non, vraiment, Bill Paxton arrive à me faire croire
qu'il est amoureux de Jeanne Tripplehorn !
Comment fait-il pour paraître si amoureux.
C'est tout en subtilité, en nuances, un regard, pas un mot, et voilà... Il est fort !
Je dis bravo.



Au fond de moi, j'envie l'être que l'on aime ainsi avec un regard qui en dit long...
Mais ce n'est que de la télévision.

Peut-être qu'il pense à sa femme.
Peut-être s'est-il tellement investi de son personnage, qu'il est devenu Henrickson le
temps d'un épisode, d'une saison, entre "Action!" et "Cut! That's a wrap for today!"
le Bill Henrickson amoureux de Barb.

Mouais. ce doit être ça.

- Non, mais regarde le Loup... Tu ne trouves pas ça incroyable ? Comment fait-il
pour avoir CE regard-là ? Moi, j'y crois ! A fond ! Ca respire l'amour ces yeux-là.


- C'est simple, me répond le Loup très sérieux. Il s'est inspiré de moi.
Il est venu m'observer pendant quelques jours. Là, il a compris qu'il n'arriverait
jamais à avoir la même intensité, mais il s'en rapproche assez bien.



Trop fort ce loup...


* Je vous recommande Big Love, série produite par Tom Hanks, sur la vie d'un polygame discret un
peu en marge de la communauté mormone en Utah, de ses trois épouses et de leurs sept enfants...
Attention, ce n'est pas une comédie !
Par Jazz - Publié dans : Lupismes
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la tête dans les nuages, parfois dans les étoiles
les pieds dans le plat, parfois sur terre
des fourmis dans les jambes, parfois sur le bout des doigts
mon blog-notes dans la salle de bains.




Je suis
- Jazz
- bien dans ma salle de bains,
- folle d'un Loup un peu dingue,
- assez vieille pour être ta soeur, si si,
- à la recherche de tout un tas de choses (sa vocation, le bonheur pour ses amis, un loft parisien abordable, des chaussures belles et ou marrantes et/ou confortables, de bons sujets pour nourrir ce blog...),
- presque quotidiennement sidérée par un truc ou un autre,
- un peu fantasque parfois, d'où ma tendance à écrire des apartés en ¤ rose ¤
.



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