« Tiens si on est reconnu coupable, ça veut dire qu'on peut être coupé ! »
La peine de mort n'a été abolie qu'en 1981 en France.
Avant, non content de tuer des êtres humains (alors qu'on leur reporchait parfois d'avoir eux-mêmes tué), on se servait encore de la guillotine.
Mais finalement, c'est peut-être moins "pire" que les moyens utilisés aujourd'hui encore, Outre-Atlantique par exemple.
Petite précision tout de même, l'ensemble qui soutient la lame de la Veuve s'appelle le mouton-couperet.
Quelle ironie...
Parfois, j'entends parler de crimes horribles. Là, j'avoue, je me dis que la peine de mort ce n'est peut-être pas si mal pour certains cas.
Et puis, je réfléchis et je me dis que donner la mort ne peut pas être une solution. Et je suis heureuse que dans mon pays au moins, on ne puisse plus exécuter légalement quelqu'un.
Heureusement, l'Humanité sait porter autre chose que la connerie et la folie destructrices, et je remercie ceux qui ont mené ce combat contre l'ignominie, l'insensé et le honteux.
Mon CM2 (1) - Mon CM2 (2) - Mon CM2 (3)
Voici le petit souvenir très drôle qui a provoqué chez moi lécriture de cette série sur mon CM2.
Bruno, lui, a commencé à lire de plus en plus souvent à partir du moment où Mme R. a compris quil muait précocement. Ses brusques changements de ton nous avait dabord arraché de petits rires au début, à lépoque je ne savais pas ce que cétait que muer, mais quand jai parlé à ma mère de la voix fluctuante de Bruno, elle ma tout expliqué.
Jai alerté toute la classe : il était « en pleine croissance », il faisait sa « puberté », expressions mythiques pour nous, étapes dun voyage initiatique du corps et de lesprit pour devenir une grande personne. Il avait commencé la route, il était « ado », un statut auquel nous rêvions tous daccéder, avec crainte et envie. Nous ne rigolions plus. Mais Mme R. ricanait toujours elle. Elle avait même demandé un jour à la maîtresse dà côté de venir écouté les incontrôlables variations de la voix de Bruno. Les deux cruelles et vieilles rosses avaient ri à lunisson.
Nous étions gênés et tristes pour lui, mais Bruno était dune bonne composition, cétait un clown. Il sen fichait. Cétait peut-être comme ça quon réagissait quand on était ado, pensions-nous.
Dès que Mme R. sabsentait pour aller discuter avec sa commère, la maîtresse de la classe voisine, disparaissant par la porte mitoyenne entre nos deux salles de classe, Bruno se levait, se mettait face à nous, devant le bureau de Mme R. et sescrimait dans une démonstration de cet art désormais connu sous le nom de « air guitar », en chantant « la Bamba » à mi-voix.
« Palalala la Bamba, palalala la bamba » chuchotait-il dans un amphigouri chanté aux vagues accents espagnols.
Il nous faisait tous rire aux éclats. Surtout quand il esquissait des pas de danse entre le rock acrobatique et la samba.
La première fois, je lai trouvé fou de faire ça. Je me disais : Si Mme R. le voit, il risque la peine maximum, là !
Mais Bruno était malin : il avait observé que Mme R. revenait toujours par la grande porte dentrée, le toc-toc de ses chaussures à talons nous prévenant de son retour, et, sécurité supplémentaire, le petit Germain, qui était assis le plus près de la porte, faisait office de sentinelle et annonçait discrètement le retour de la harpie, et tout rentrait dans lordre. Nous affichions des mines de petits anges concentrés, tout à leur travail et Mme R. semblait ny voir que du feu.
Conscients des remontrances quelle pourrait nous adresser si elle nous surprenait en train de rire « bêtement », pétrifiés à lidée de la punition qui pouvait frapper Bruno si ses exploits étaient découverts, nous riions pourtant tous ri aux larmes mais sans bruit, devant ce spectacle irrésistible de drôlerie. Je dirais même que la proximité du danger nous donnait peut-être davantage lenvie de rire : si Mme R. venait à savoir, les heures de classe à venir seraient un enfer, alors, nous devions vivre et rire tout notre soûl, tant que nous le pouvions.
Mais voilà, un jour, Mme R. est revenue par la porte mitoyenne. Ce nétait pas le plan, elle partait par là, mais passait toujours, TOUJOURS par lautre chemin pour revenir.
Après avoir papoté à côté, Mme R. sétait glissée à notre insu dans la classe par la porte mitoyenne alors que nous étions captivés par le numéro de Bruno. Soudain, Mario, un cancre joyeux, a fait « attention ! » pour nous prévenir, cest là que nous avons tous vu, sauf Bruno, le bas du corps de Mme R. cachée derrière le tableau à roulette, doù elle observait la scène.
Sta-tu-fiés !
Nous faisions tous des signes, des yeux ronds, il fallait que Bruno sauve sa peau au plus vite.
- M. Untel*, quest-ce que vous faîtes là ?
-
Il avait sursauté.
- Alors ?
- heu, rien Madame.
- Retournez à votre place !
Elle avait lair amusé. Elle devait se délecter de la punition quelle allait nous infliger, car nous allions payer, tous, nous en étions certains.
Mais elle na rien dit.
Elle sest assise à son bureau, a ri de bon cur, secoué la tête en disant « vraiment, hein ! Je ne mattendais pas à celle-là ! »
Le reste de laprès-midi s'est passé sans aucune mention de l'incident. Rien.
Nous attendions que le ciel nous tombe sur la tête.
Certains ont même fait des signes de croix, récité des Notre-Père à la récréation.
D'autres, comme le petit Patrice, se demandaient comment ils allaient présenter la nouvelle punition à leurs parents.
Mais Mme R. nétait pas fâchée. Nous navons jamais été punis. On ne saura jamais pourquoi. En revanche, pendant longtemps, nous nous sommes tenus à carreau, craignant un retour de bâton qui ne vint jamais. € Il n'est de pire pression que celle qu'on s'impose. Finalement, elle a réussi nous punir d'une certaine manière. €
Aujourdhui, quand je repense à Bruno en train de se trémousser dans ces petits shorts pour notre plus grand bonheur, jen pleure encore de rire.
Ca, cest mon plus beau souvenir de ce CM2.
à suivre...
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* Ouais, anonymat tout ça, bla bla bla... (en même temps, je ne me souviens plus de son nom de famille.)
- Première !
- Troisième
- Première !
- Heu
deuxième
- Seconde !
- Et... quatrième.
Bénédicte était comme une être doué dune intelligence supérieure lui permettant de déchiffrer les instructions codées que lui dictaient les joueurs, en quelques fractions de seconde. € juste le temps pour X-Or, le shérif, shérif de lespace de revêtir son armure €
Pour moi, elle était cryptologue en chef possédant un génie incommensurable par nos petits esprits limités, probablement terrifiante stratège de guerre qui ne devrait jamais tomber entre des mains malicieuses, ni être utilisé à mauvais escient.
Mais sa plus grande qualité, cétait sa simplicité.
En dépit des perspectives que lui offraient des capacités mentales dont personne ne pouvait plus douter, elle acceptait de se montrer à la télé comme un phénomène de foire, acceptant son sort somme toute modeste dans une pudeur émouvante.
Combien de fois me suis-je demandé pourquoi elle ne se proposait pas comme candidate ? Elle devait sûrement être plus forte et vive que Bertrand (qui disposait dun temps légèrement plus long pour calculer, et qui ne faisait que vérifier les mots les plus longs, aidé dun dictionnaire, en compagnie dArielle, sous les commentaires de la reine-mère Yvette).
Il ma fallu près de 14 ans pour comprendre ce que signifiait ce manège.
Et puis, un jour, sans crier gare de Lyon, la solution mest venue.
Jai compris.
Jai compris et jai trouvé Arlène, « la nouvelle », plus enfin, moins Je ne sais pas, ce nétait pas pareil. Elle navait pas cette auréole que mon ignorance avait posée au-dessus de Bénédicte. € Et pourtant, je ne suis pas une nostalgique/réac systématique « avant, cétait mieux ». €
Mais secrètement, je reste toujours persuadée que Bénédicte est une forme dintelligence venue dailleurs.
Ah, vieille sorcière de Mme R. !
Mon CM2 (1) - Mon CM2 (2)
Un jour, victime dun bon petit rhume et dun début dangine, pour éviter les semonces de Mme R., jai fait de lapnée : je me retenais déternuer et de renifler, ne mouchant quà la récré, après mêtre placée hors de portée de ses oreilles bioniques.
Apparemment mon mode silencecieux était si efficace que, bien quassise à moins de trois mètres de moi, elle na pas hésité à me demander de lire ! Spécialement ce jour-là. Je n'avais rien demandé, ça me tombait dessus, spécialement ce jour-là.
Malgré ma voix de canard agonisant, je ne pouvais refuser et provoquer l'affront qu'elle attendait. Alors, jai dégluti et commencé à lire
Après trois mots tombe lapostrophe :
- Quest-ce que vous avez Chérubin* ? Vous ne savez plus parler ? On ne comprend rien à ce que vous dites, là !
- Excusez-moi Madame, mais jai la grippe € je ne faisais pas de différence entre grippe et rhume à lépoque €. Jai le nez bouché, et ma gorge
-
Allez, reprenez et articulez cette fois. Arrêtez de marmonner dans votre barbe ainsi « regnon rugnonrugnon ». Geste dimpatience.
Jai recommencé la lecture, mappliquant à maîtriser ma voix, pesant mentalement chaque syllabe de chaque mot avant de la prononcer.
Elle ne me lâchait pas :
- Je ne comprends rien, je nentends rien. Tu entends quelque chose toi, Jessica ?
- Oui madame.
Regard foudroyant de Mme R. à ladresse de Jessica, une petite camarade richissime.
- Et toi Hélène, tu es à côté delle, tu as compris ?
- Heu, non, pas trop Madame.
Fayotte ! Je regarde Hélène, tu quoque amica. Elle baisse les yeux, honteuse.
- Alors, personne ne te comprend, tu vois !
- Excusez-moi madame, mais jai la grippe.
- Tu as quoi ?
- Jai la grippe.
- Pardon ?
- Jai la grippe
€ je réfléchis à ce que jaurais pu oublier € Madame € ah, ça doit être ça €
- Ar-ti-cu-lez Chérubin. Je ne comprends rien.
- Jai-la-grip-pe.
- Elle a la grippe Madame, répéta Jessica essayant de reconquérir son siège de chouchou.
- Haaan. La grippe ? Et vous êtes obligée de faire autant de grimaces que ça, alors Chérubin ? Bon, qui veut lire la suite ? Quelquun qui sache lire
(long silence) ...correctement !
Ce jour là, j'ai compris une chose flagrante :
elle ne nous tutoyait presque jamais alors quelle le faisait avec tous les autres (sauf quand elle était colère), mais nous vouvoyait et nous hélait par nos noms de famille, à lancienne !
Là, vous vous dites, "mais t'es vraiment trop conne, tu ne vois pas qu'elle ne t'aime pas ?".
Non, à cette époque, il était inconcevable pour moi qu'un instituteur nourisse de tels sentiments vis-à-vis d'élèves.
Cest Stanie qui nous a ouvert les yeux. Elle observait, analysait puis tirait des conculsion qu'elle partageait avec ses trois compagnons d'infortune.
* Dans un souci d'anonymat évident, je me suis dotée de ce nom de famille pour le récit.
Quand jai commencé à avoir mes règles, la révolution Always nexistait pas.
1,5 cm de ouate mal agglomérée sur une large large large bande entourée de voile Pas danti-bactéries, pas dailettes de protection, pas dextra-longues, pas de super-fines, pas dultra absorbantes, un voile rêche € genre papier de verre € mais fragile qui assure un écoulement irrémédiable du sang vers les bords de vos dessous, ni parfumé, ni spécialement tissé pour concentrer le flux. Ladhésif était aussi collant quun mec qui ne vous aime plus, alors quon sait bien que : serviette mal fixée = fringues imbibées.
Bref, aucun confort, une paranoïa aiguë dès que vous tournez le dos à quelquun, un contrôle technique toutes les cinq minutes € et à chaque passage devant une surface même vaguement réfléchissante €, un sac qui a triplé de volume à cause des couches de rechange, et le risque de se taper laffiche comme les pets de Dame Auclesse.
Comme si avoir ses règles nétait pas encore assez inconfortable pour une novice comme moi, non, il fallait en remettre une couche !
Daccord, nos grandmères pouvaient déjà envier les progrès de cette époque pré-always.
A lâge où la nature leur permettait encore de faire tourner les mayonnaises ou les chodo* une fois par mois, cétait de vraies serviettes quil fallait laver et étendre de sorte que les voisins savaient qui était devenue « jeune fille » et qui ne létait plus.
Dailleurs, combien de jeunes femmes sont rentrées chez elles, accueillies par une raclée de leur père, se faisant traiter de bôbô**, questionnées sur leur emploi du temps des dix derniers mois € on nest jamais trop prudent €, parce que le voisin, M. Untel, navait pas vu une ribambelle de serviettes sur la corde à linge depuis fort longtemps ? Beaucoup !
Mais bon, Always, Vania et leurs copines ont encore quelques défis à venir.
La plupart des serviettes hygiéniques sont, pour une raison qui méchappe, aujourdhui encore, toujours plus large que lentrejambe dune culotte € même de celui dune culotte-bâche de grand-mère jai vérifié €
Les ailettes anti-fuite ne servent à rien dautre quà vous tâcher sur une surface plus étendue.
Les protège-slip ont lair davoir été baptisés par des mecs (ou des gens soucieux de léconomie dencre et despace sur lemballage) : pour info, nous, on porte plutôt des culottes, donc : protège-culotte. Logique.
Ceux-là, ils en ont fait des noirs, des profilés pour les strings, des parfumés, dautres qui sadaptent aux strings et aux culottes.
Mais pas de convergence entre les produits, non, non, non Nallons surtout pas trop vite. Ne répercutons pas toutes ces trouvailles partout ni tout de suite.
la suite...
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* chodo : mot créole désignant une boisson antillaise ressemblant un peu à de la crème anglaise très parfumée, servie traditionnellement lors des baptêmes ou de premières communions. (Mais c'est plutôt guadeloupéen, en Martinique, on sert plutôt un bon chocolat chaud épais avec du pain au lait.)
** bôbô : mot créole signifiant fille de mauvaise vie, traînée.
Le début de la note
Jimagine les réunions marketing chez les fabricants de serviettes hygiéniques :
- Bon, voilà, c'est tout pour le face-lift du packaging « buvard » pour la cible Loliteens-10ml-and-below.
- Super Miss, now, passons aux utilisatrices cur-de-cible.
- Merci Jipé. Comme vous le savez, il ne faut pas brusquer nos clientes, cest hyper-touchy, çest private, voyez ?
- T'es pas un peu assertive sur ce coup-là, Rich' ?
- Non, justement, chaque changement mal négocié dans leur rapport à la marque peut-être déceptif. Cest pour le moins ce quindique le dernier bench chez nos competitors. Les best-practices ne mentent pas.
- C'est vrai, à vouloir trop en faire, on risque de défidéliser nos clientes, et enclencher de ce fait un process de non-reconnaissance abandonatoire créant du... du... ?
- Du désespoir ?
- Non.
- Du suicide massif au département Sales de la boîte ?
- Non.
- Du churn !
- Bravo Shirley, une prime pour toi, t'es la première à avoir bien répondu !
Le churn en, l'occurence, c'est au profit des sharky new intrants, avides de pdm, or, le groupe ne sera pas toujours là pour nous back-upper, depuis les récentes M&A, le cash-flow est vraiment down et puis S&P ne nous épargnera pas.
Le churn, c'est la fuite, et on le sait bien : la fuite, cest aussi notre plus grand ennemi ! Ah ha !
- Trop bonne ta blague Rich' !
- Merci Shirley ! Ma reco : on garde le pace dune innovation majeure tous les 10,09 ans pour respecter le cycle produit et nos clientes. Voilà Jipé, j'ai fini.
- OK ! Thanks ! Allez, on fait un break sauf toi le stagiaire là, dans le meantime, ce serait nice si tu pouvais uploader les slides du report pour le board de next week depuis mon folder. Le chairman EMEA nous challenge déjà sur notre campagne de couponning.
Bon, sachez-le vous autres industriels de la protection féminine, on est prêtes, plus que parées à recevoir le produit ultime : « The » protège-culotte anti-bactérien, adaptable string/culotte, noir (voire transparent), biodégradable en 1 mois, avec voile fraîcheur intégré, et micro-diffusion daromathérapie pour nos nerfs si fragiles en ces périodes. € Ainsi, chaque croisement de jambe pourrait rendre le monde plus zen. Le top, je vous dit. €
Je trouverais ça plus utile que le déo anti-transpirant 3 jours.
Cest pour qui ce truc ?
Les Cradingues ? € Non, ils sen foutent de puer ou pas. €
Les gens qui font Paris-Londres dans le sens des aiguilles dune montre pour le fun ? € Non, dans lavion, ya des salles de bain en marbre, ou au pire, des essuie-doigts pour après le homard qui, commodes, se transforment volontiers en lingette pour le corps. €
Je ne vois donc que les détenteurs dotages ?
Eh oui ! Retenir les gens prisonniers, oui ! Gaspiller une eau précieuse en leur permettant de se laver lavant quotidiennement, non !
Maintenant, un otage a le droit de se laver tous les 3 jours parce que le déo 72 heures masque bien les odeurs !
Samedi matin.
Réveil moite au sortir d'une nuit qu'un petit ventilateur a tenté de refoirdir en vain.
La chaleur, les allergies, la lumière qu'il sent derrière les rideaux, le bruit des commerçants qui s'affairent dehors sans lui ont eu raison du sommeil du Loup. Plus aucune trace de ce vert matinal qui me fascine, ses iris sont déjà tout marrons : il a les yeux ouverts depuis longtemps.
Il a fait un effort : rester au lit en attendant que ma nuit se termine, même s'il déteste l'inactivité de la grasse matinée. Le Loup sait que je déteste me réveiller seule € j'ai peur maladive de l'abandon, mais je me soigne. Comme Punky Brewster :
Maybe the world is blind,
Or just a little unkind ?
Don't know.
Seems you can't be sure
Of anything anymore.
Although...
€.
Samedi main, je le vois qui sourit. Comme tous les matins. Je l'enlace paresseusement € ou plutôt, je lui balance un bras sur le bide €.
- Le Loup ?
- T'as bien dormi ?
- Oui, et toi la puce ?
- Vi.
- C'est bien.
- Le Loup ?
- Oui ma puce ?
- Tu sais que t'as de la chance de m'avoir ?
- Pourquoi ? € Goujat, tu pouvais pas répondre " Oui ? Mais j'ai parfois du mal à me rendre compte de tout ce bonheur ?" Pfff... €
- Ben parce que j'ai réfélchi, je veux une alliance simple. Sans pierre, sans diamants, rien. Un anneau simple.
- D'accord.
Rien d'autre, il détourne la tête, il est reparti dans ses pensées.
- Tu dis rien ?
- Ben non, pourquoi, qu'est-ce que tu veux que je dise ?
- Ben je sais pas, ce que tu en penses ? En plus, t'a tourné la tête avant que j'aie fini de te parler.
- Alors, qu'est-ce que tu voulais dire ma puce ?
- Que je voulais juste qu'à l'intérieur il y ait écrit le mot "amour".
- Hmm... D'accord.
J'ai l'impression d'être un gamin qui dérange papa dans la lecture de son journal. Mais il pose sa jambe sur moi, à la manière d'un judoka et déclare :
- Ben toi, t'as pas de chance, je veux une bague avec plein de diamants.
- Tu veux une bague de pimp Le Loup ? entre deux grosses crises de rire
- Ouais !
- Hmm... D'accord.
Ce garçon ne tourne pas rond. Mais il me fait bien rire.
Et puis, il sait qu'il n'y a rien à manger et il attend que, l'oeil endormi, le cheveu fou, la joue encore zébrée par les marques de l'oreiller, j'aille à la boulangerie d'en bas.
Je reviendrai avec les croissants, les pains au lait au sucre, les cannelés et la brioche, et comme tous les matins depuis toujours il aura dressé la table, préparé mon thé, versé un verre de bon jus d'o, apporté ma cuiller et mon couteau favoris.
Il me remerciera et depuis la cuisine, il me hèlera en me demandant si je veux un yaourt.
Samedi matin.
Petit bout de paradis.
Au cours d'une promenade parisienne...
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Cest par là que j'ai rencontré mon Loup (mon chéri) pour la première fois...
(Mais pour Racontars c'est la "Meringue".)
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