Mardi 27 juin 2006
Jazz en live...

Je reviens en forme ¤ mais en forme de quoi, je me le demande...¤ avec des envies de partir, de partager et de pacifier.

Je suis contente de revenir dans la sdb, et vous remercie d'en avoir pris soin.

Ces vacances ont été remplies à maints égards et je devrais être en mesure de vous en dire plus dans les prochains jours, en essayant de ne pas en faire des tartines...

Bon, allez, un avant-goût, pour satisfaire les plus impatients, les prochaines notes devraient tourner autour des thèmes suivants :
- un début prometteur,
- réflexe de freinage & enguelades,
- l'entrée de la discorde,
- gaz, invasion & self control,
- karaoké et vie parallèle,
- envies de meurtre à haute altitude.

Ces éléments peuvent sembler quelque peu énigmatiques comme ça, mais vous comprendrez mieux en lisant les développements.

J'ai d'ores et déjà répondu à tous les commentaires postés en mon absence (ma réponse apparaît directement en-dessous), et j'espère n'avoir oublié personne.


Ah, aussi, je prie les gagnants de la devinette à qui j'avais promis du sable dans les enveloppes avec les cartes postales d'accepter mes confuses.
A ce qu'il paraît, il est suspicieux d'envoyer quoi que ce soit qui puisse ressembler à des cristaux par voie postale, et il paraît qu'on ouvre ces enveloppes douteuses pour les vider de leur contenu poudreux...
Je me rattraperai auprès des gagnants partiellement lésés prochainement, ici même...

Bon, après avoir excité votre curiosité, il faut que je me mette à écrire maintenant...
Vendredi 23 juin 2006
Parfois, Paris prend des airs égyptiens...

Vénérez Râ


Je sais, c'est du recyclage d'une vielle note,
mais, je vous rappelle que je suis en vacances.
Patience, bientôt, je reviens en direct live pour répondre à vos commentaires...
  
Mercredi 21 juin 2006
Mardi 20 juin 2006

Il était dans le métro,
les cheveux noirs,
noirs comme la colère qui ne gronde plus,
l'oeil étrangement ouvert.
Lundi 19 juin 2006
C'est drôle...
La barre au-dessus des appuie-tête des strapontins dans le métro arrivent pile au niveau des yeux des autres usagers assis dans ma perspective.

C'est troublant.

Je devine des expressions sans en être vraiment sûre.
Rit-il ?
Se fâchent-elles ?
Est-ce une moue boudeuse que j'aperçois ?
Il est en train de dormir ou quoi ?
C'est lui qui me regarde, ou c'est moi qui le mate ? Peut-être est-ce un peu des deux.

Les gens deviennent comme autant de témoins qui préfèrent garder leur anonymat ; je m'attends presque à entendre leur voix déformées à l'hélium, censurées par des bips intempestifs.


Ah !
Quelqu'un se lève...

Zut !
Celui-là n'avait pas des lunettes anti-reflets.
Et pourtant, je ne saurai rien des miroitements son âme...
Vendredi 16 juin 2006
En allant prendre le métro, l'autre jour, je suis tombée sur un journal gratuit 20 Métros par Minute. ¤ j'espère que nul employé de la RATP n'ira se faire de fausses idées en lisant ce faux-titre de canard... sinon, gare à la grève préventive... ¤

Il gisait là, rendu à moitié transparent par l'humidité du sol, ouvert sur une page de pub pour un de mes anciens clients.

Entre nous, ça ne s'est pas bien terminé.
Ma chef de l'époque ramassait tout le crédit de mon labeur : elle signait mes écrits, envoyait mes rapports et prenait toujours la parole la première.
Ca ne me gênait pas, nous faisions tout d'abord un travail d'équipe.

Je corrigeais ses fautes dans les drafts de documents à envoyer au client, ce pour quoi elle ne manquait pas de me remercier, discrètement, entre deux portes.
Je préparais tous ses rendez-vous avec le client même ceux auxquels je n'étais pas conviée.

Et puis, un jour, elle est partie.
Quand le client l'a appris, il a fait part de sa décision de ne plus travailler avec le reste de l'équipe (moi, en gros) parce que jamais il ne trouverait quelqu'un d'aussi capable, une si belle plume, un esprit si vif et travailleur que cette usurpatrice.

Au moins, le client me l'a dit en face, en précisant qu'il n'y a vait rien de personnel à ces remarques, bien entendu.
Il ne savait pas que l'esprit, la plume et le travail qu'il appréciait était de moi, au moins à 80%.

Je suis passée pour une parfaite idiote, avec l'interdiction de broncher, car le client était gros, la référence belle, et mon mployeur en avait bien besoin.
Le client est resté dans notre agence, pendant encore quelques mois, mais avec une équipe différente dont chaque membre, chaque jour, maintenant qu'ils devaient pâtir du mauvais caractère de mon ancien client, me demandait comment j'avais fait pour le supporter sans me plaindre.

Cette histoire m'avait bien filé le blues à un moment où je n'en avait guère besoin. ¤ Mais a-t-on seulement besoin du blues ? Ca fait de nous des bons à rien, sauf si l'on est musicien... ¤

J'ai regardé la publicité tremper dans l'eau.

Je l'ai dépassée et je me suis arrêtée.
Un regard en arrière encore.
Revenir sur mes pas pour piétiner de rage ce bout de papier me ferait passer pour la dingue que je suis.
Zut ! Les regards convergent déjà vers moi. Je dois pas avoir l'air con, plantée là, le poing vindicatif en direction d'un bout de papier qui se délite.

Un sourire pour embrouiller tous les spectateurs de ma rancune passagère et hop !
J'ai laissée la bouche de métro m'avaler, joyeusement, parce que après tout, c'est passé, c'est loin, et puis, ma vie n'est plus celle-là...

Jeudi 15 juin 2006

J’avais résolu de ne rien acheter à mon père, et dans ma lancée, j’ai refusé d’acheter quoi que ce soit à mon nouveau beau-père.

Zut, ce type-là, il a trompé ma mère !
Certes, il a fait amende honorable, mais bon, trop conne aussi ma mère de l'avoir repris.
Comme si tout e qu’elle méritait, c’était des cons infidèles et/ou violents.

Deux coups de fil de mon père, et ça y est, c’est la fête, je dois trouver ça génial, sous prétexte qu’il fait des efforts ?
Non !
Pour un père, c'est nul !
Il y a des pères qui sont au pôle et qui entendent leurs enfants plus souvent.

Mon nouveau beau-père est sympa, il ne tape pas ma mère. Trop bien…
Mais il l'a trompée...
Ca aussi c’est nul…

Oui, c’est vrai, personne n’est parfait.
Ben, ça veut dire que moi non plus.
Alors, je porte peut-être des jugements à l'emporte-pièce, du haut de ma petite expérience amoureuse, encore que, hein... mais depuis quand n'a-t-on le droit de se prononcer que lorsque qu'on a vécu plus de trente ans ?
Prenez ma carte d'électeur, si c'est comme ça.
Et ma plume, et mon clavier, et ma voix.
¤ Mais pas mes chaussures... par pitié. ¤

Donc, cadeau pour personne.
Ni pour mon père qui reste dans les Enfers de mon cœur ¤ mais dans mon cœur quand même ¤.
Ni pour l'autre au purgatoire.

Maman, elle, aura son parfum, mais il ne faut pas qu'elle m'embête de trop, sinon, je la menace de ne pas entendre parler de son premier petit-enfant avant que celui-ci atteigne sa majorité.
¤ Et non, je ne suis PAS ENCEINTE... ¤

Parfois, la mère Jazz se rebiffe, et ça lui fait du bien.

Mardi 13 juin 2006
Ce jour-là, je ne me sens pas très belle.
Un peu trop boudinée dans mon jean, le teint brouillé, les cheveux comme une masse informe et mousseuse indissociable de mon crâne.
Un de ces jours où l'on n'a pas envie de se reconnaître dans la glace.

Avec le Loup, nous allons prendre l'air.

Sur le quai du métro, j'observe en douce.

Des filles si maigres qu'on ne les voit pas de profil.
D'autres qui passent derrière des affiches sans les décoller.
Un autre qu'on peut faxer.
Mon bras a plus de chair que la gambette de celle-ci.
Faméliques.


J'ai beau me dire qu'elles sont limite maladives, qu'elles font pitié plutôt qu'envie, qu'elles doivent trouer leurs vêtements de poupée aux coudes et aux genoux tellement leurs articulations sont saillantes... je suis jalouse.

On doit se sentir plus à l'aise dans le bus quand on a un si petit cul.
Ca doit être aussi jouissif que d'avoir une Smart quand il ne reste que des places ridiculement petite, des mouchoirs de poche pour se garer.

Ca fait quoi de marcher sans faire trembler le sol ?

Pour me sentir moins obèse, il faudrait que je perde l'équivalent d'une jambe.
Que va dire Maman quand elle me verra ? Que j'ai enflé, que je devrais faire du sport de manière plus assidue, qu'elle connaît ce drainant super efficace ?

Ah, heureusement l'arrivée de filles à fesses, des filles qui ont de la poitrine, pas des piqûres de guêpes, des non-anorexiques me sort de mon anticipation des reproches maternels.

Ce ne sont ni thons, ni des obèses.
Certaines ont même le minois mignon.
Juste des filles pas retouchées parfaites comme dans les magazines, mais que tout un tas de gens n'hésiteront pas à complexer à la première occasion. ¤ Bien entendu, ce n'est pas mon genre... ¤

Tiens...
une chose me frappe...

Est-ce que ça voudrait dire que...
Non...
Peut-être que les hommes commencent à comprendre...
Mais bien sûr !

Il faut que je fasse part de ma découverte au Loup...

Sur le ton de la confidence, je lui chuchote, tout heureuse :

- Je suis satisfaite de voir que les "grosses" ¤ moi aussi, je me mets à dire grosses alors qu'elles ont juste plus que la peau sur les os... argh, les rédactrices de mode ont eu ma peau... ¤ sont maquées, alors que les minces/maigres sont  célibataires. ¤ je le sais car elles sont seules, et cet air mêlant la tristesse et le désespoir mal dissimulés au message "Attention, j'ai l'air d'être heureuse et comblée, mais je suis quand même disponible, hein, mais c'est surtout parce que je n'ai pas le temps de me consacrer à la recherche de l'âme soeur, trop de boulot, vous comprenez" je l'ai tant arboré pendant quelques mois qu'il ne peut me tromper. ¤

Je finsi ma phrase sur un clin d'oeil.
Je suis Marie Curie, je viens de découvrir le radium.

Ce à quoi le Loup répond :
- Tu veux dire que, une fois en couple, les filles se mettent à grossir ?

Oui.
Bon.
Merci le Loup.

¤ Là pour le coup, je passe de Marie Curie à
Rosalind Franklin, la chercheuse oubliée et bafouée, dont les travaux ont pourtant mené à la découverte de la structure de l'ADN... ¤

Maintenant, je me sens vraiment grosse,
mais au moins, j'ai quelqu'un à enquiquiner avec mes histoires.
Lundi 12 juin 2006
Le 12 juillet 1998.

Le 12 juillet 1998.

Le 12 putain de juillet 1998.

MAIS JE SUIS TROP CONNE !

Je ne vais quand même pas faire ça.
Lui offrir un T-shirt à la gloire de l'événement que la bête a eclipsé. A la gloire du jour où pour moi, tout s'est résumé à mourir ou tuer. Cette lugubre alternative bien que fugace, a suffisamment duré pour me faire trembler.
J'avais pris un long couteau que je voulais planter dans la bête.
J'allais me jeter du cinquième étage, pas haut, mais terriblement vertigineux quand vous avez la jambe par dessus la rambarde et que vous dites au sol, que vos larmes rendent flou, « j'arrive ».
La bête m'avait presque transformée en monstre, un monstre suicidaire, un monstre parricide, ou plutôt meurtrier, parce qu'après tout, c'était la bête que je voulais arrêter, pas mon père.
J'aime la vie et la respecte trop pour y mettre fin, qu'il s'agisse de la mienne ou de celle d'autrui ¤ mettons l'euthanasie à part quand même ¤.

Moi ?
Suicidaire ?
Moi ?
Meurtrière ?

J'ai du mal à le reconnaître dans ces deux adjectifs.

Mais bon, passons.

J'ai replacé le T-shirt sur la pile. Soigneusement.
J'ai avalé les larmes.
J'ai rejoint le Loup, l'air de rien, l’œil sec pour ne pas l'alarmer.

Je voulais aussi acheter un petit quelque chose au compagnon de maman.
Un parfum, comme la dernière fois ?
Pour qu'il l'utilise comme de l'eau de Cologne bon marché et s'en arrose au point de vider le flacon en quoi ? Cinq jours ? Non, pas question !
D'accord il a un TOC, mais il devrait savoir ce que ça coûte un Laurent Saint-Yves, nom d'un petit bonhomme !
Il ne donne pas dans le sportswear, donc, exit les t-shirts.
J'avais pensé à une cravate, et puis, dans la rage que m'avait inspirée cette sinistre date du 12 juillet 1998, j'ai repensé que j'étais trop bonne trop conne avec ma foutue indulgence, et ma trop grande envie de mesurer les choses à l'aune d'autrui. Marre de toujours pondérer, de trouver des circonstances atténuantes, d’excuser.
Est-ce que ceux qui vous causent du chagrin pensent à tout ça quand ils merdent ?

à suivre...

Vendredi 9 juin 2006

J'en étais où moi, déjà ?
Ah oui, ce type est un salaud, un con, et violent par dessus le marché, mais ces deux pauvres coups de fil m'attendrissent.

Pourquoi ?
Parce que je trouve ce pas vers moi absolument exceptionnel !
Je m'enthousiasme pour deux coups de fil. Absurde, non ?

Donc, dernièrement, pendant que le Loup parcourait les rayons d’un magasin pour hommes, à la recherche d’un nouveau bermuda, je me suis mise en quête d’un cadeau pour mon père. Le 18, c'est la fête des Pères.

Oh ! Je ne vais rien lui prendre de bien « fancy », juste une petite attention, marquer le coup.
Un T-shirt fera l'affaire.

Ah, justement, ils en ont dans le magasin, sur le thème du foot, c'est parfait.
Mon père est un grand technicien du jeu de la balle au pied, un grand joueur -- qui n'a jamais su partager sa passion avec son fils d'ailleurs, mais bon, peu importe... déjà qu'il appelle... ne sois pas trop gourmande Jazz.

Voyons...
Un t-shirt à la gloire de la Main de Dieu d'un certain Diego M.
Non, mon père aime le fair-play. On respecte la décision de l'arbitre, quelle qu'elle soit. Mon père est réglo... sur le terrain. Pas de tacles irréguliers, pas de foutage sur la gueule de l'équipe adverse.
Le foot, c'est sérieux.

Un T-shirt sur le foot anglais ?
Non, je crois me souvenir qu'il n'a jamais vraiment aimé le jeu anglais, trop « aérien » répétait-il à l’envi.

Sinon, un autre sur des pays d'Amérique du Sud...
Mouais, bof.


Ah, en voilà un qui lui plaira à tous les coups :
France- Brésil, 3-0, le 12 juillet 1998.
Ouais, ça lui fera plaisir.


Et quand je pensais que j'allais me saisir du T-shirt, c'est lui qui s'est emparé de moi, m'étreignant dans une crise d'angoisse.
Le 12 juillet 1998.

Le 12 juillet 1998.

Le 12 putain de juillet 1998.

à suivre...
 
 
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