A-a-a-a-é-aa

Publié le par Jazz

- Ahhhh ! [je bondis, une main sur le cœur, l’autre sur la poignée de la porte des WC femmes, mes cheveux arrêtent subitement de pousser.]
- Ah.
- Bonjour…
- Oui, bonjour, répond-elle en écho détournant à peine son regard du miroir
- … et désolée, je ne m’attendais pas à voir quelqu’un ici. Nous sommes si peu nombreuses qu’il est inhabituel de se croiser dans les WC.
- Ah oui, c’est énorme !
Quoi ? Mais qu’est-ce qu’elle entend par « c’est énorme » ? Qu’est-ce qui est énorme ? Mon derrière dans ce jean ? trop impoli.
La probabilité de se trouver nez-à-nez avec une autre femme en ces lieux ? trop plausible.
Non, je préfère opter pour la taille de la crotte de nez qu’elle essayait d’enlever debout devant le miroir. Oui, ça ce doit être énorme.
Tu crois que je ne t’ai pas vue en train de ranger tes mains si rapidement qu’elles ne pouvaient que s’être rendues coupables d’un exploration à la recherche de sécrétions corporelles :
- un grattage de cuir chevelu fortement desquamé, avec une chance supplémentaire au tirage de cheveux blancs ?
- un enrobage de miel de son auriculaire droit dans son conduit auditif ?
- un fouillage de cavités nasales dans le but d’extraire des résidus morveux plus ou moins humides ? ¤ spéciale dédicace à la flote : on y revient toujours, hein… ¤

- Oui, oui
, réponds-je, d’un air que j’espère entendu, qui ne laisserait percer quoi que ce soit de dubitatif ou de vaguement dégoûté dans ma voix.

- Hé hé.

Je rêve ou elle est fière de sa trouvaille gluante ? Continue ta ligne droite dans entrer dans la consideration. Allez Jazz, stick to the script! Fais comme si de rien n’était…
 
- Ne le prenez pas mal, je sursaute à chaque fois que je tombe sur quelqu’un dans les WC. Bien Jazz.
- Ah, d’accord.

Alors que je soulage ma vessie, je me rends compte que mon interlocutrice doit me prendre pour une folle sans sujet de conversation qui prend peur à la moindre occasion, et comme de mon côté, je reste perplexe quant à ce qu’elle a voulu dire, je crois qu’on peut dire de cette première rencontre de la troisième nana ¤ d’où le titre de la note ¤ des bureaux que c’est un bon gros ratage.

¤ Si ça se trouve, elle était juste en train de réajuster sa lentille droite. ¤

Publié dans Je me rappelle...

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Jazz 10/04/2006 18:33

@la flote : voilà, maintenant, y'a plein de gens à la recherche d'images de "luc" à l'envers qui vont venir sur mon site... On n'a pas idée d'écrire des commentaires comme ça...;o)Quant à mon boulot, c'est vrai que décrit comme ça, on puet penser à tout un tas de choses loufoques...@La Moole : ah, très bon, excellente possibilité ! Par contre la phrase "Ces chiottes sont trop petits pour nous deux !", c'est plutôt moi qui la dirait, c'est tout à fait mon genre...Mais, j'y pense, et si ses munitions étaient des crottes de nez en fait ?Voilà, je crois que nous avons trouvé la bonne explication !

La Moole 10/04/2006 17:03

Ou alors, c'est une pistolero qui a abaissé ses mains dans un reflexe conditionné pour atteindre les deux revolvers énormes qu'elle porte habituellement à son ceinturon. En fait tu l'a échappé belle, elle aurait pu t'abattre sous le coup de la surprise si elle n'avait pas laissé sa panoplie à la maison... Elle aurait pu ponctuer sa sentence meutrière d'un "Ces chiottes sont trop petits pour nous deux !".En fait, je penche plutôt pour une vieille crotte de nez au kilo. Moins romantique, mais plus efficace...

La flote 10/04/2006 15:31

Tout d'abord, en effet, nous en revenons toujours au caca... Chez moi, c'est plus ceux du nez que ceux du cucul (j'ai toujours du mal à écrire ou à dire le mot cru tout seul "cul"), pas comme chez doc Freud... Mais à mon avis, il y pensait aussi le bougre...
Mon imagination s'emballe... Un boulot où il y a si peu de nanas qu'elles se tapent des crises de tachicardie en se croisant aux gogues... HUMMMMM, laisse moi réfléchir...