Alors, j'ai fait des trucs pendant ces jours loin de la sdb.
J'ai tout d'abord rapatrié mes notes dans la nouvelle nouvelle salle de bains.
(mais si elle ne me plaît pas, je reviens chez over-blog, ou je me trouve autre chose)
Ca se passe par ici.
Je déteste les reproches.
Non, non, c’est faux, je prends assez bien la critique quand elle est argumentée.
Non, ce que je déteste ce sont les reproches gratuits.
Je dis ça parce que si vous n’êtes pas en vacances vous non plus, que les autres blogs que vous lisez régulièrement sont en pause estivale et que vous espérez un peu d’action sur celui-ci, vous devez m’en vouloir de vous abandonner ainsi.
J’ai tort. Je le sais. Vous êtes déçus. Je le sens.
Je devrais vous faire un petit signe.
Un billet, un mot, un petit rien pour dire que je vais bien.
Si je ne le fais pas pour vous, je devrais au moins le faire pour mon blog rank, qui si j’en crois les dernières stats n’est pas allé flirter avec les hauteurs de juin depuis fort longtemps.
J’ai une excuse.
Je suis en train de rapatrier sur un seul et même site toutes mes notes (ou presque) depuis que je blogue. C’est du boulot mine de rien.
Un peu plus de deux années en billets que je relis parfois avec surprise. Je me prends à ressentir ce petit pincement au cœur qui m’avait étreinte au moment où j’avais formulé ce chagrin, à rire de mes plaisanteries bêtes, à trouver heureuses certaines de mes trouvailles, ¤ modeste avec ça ¤.
Vais-je migrer définitivement vers ce nouveau blog ? Je ne sais pas. Celui-ci me plaît encore beaucoup mais l’autre me tente, et les fonctionnalités qu’il offre risquent de s’étoffer, donc, j’attends que la décision devienne évidente.
Pardonnez-moi ce silence.
Vous comprendrez bientôt pourquoi je préfère me taire.
¤ alors, non, je ne suis pas enceinte, inutile de sauter de joie là-bas dans l'Ouest Monsieur bonsais 29, pareil pour Jad, hein... je vous vois ! ¤
Mes trajets se limitent à des va-et-vient entre mon cher quartier mi-popu, mi-bobo, et cette contrée reculée où s'habiller en jupe équivaut à faire une déclaration solennelle que l'on est pas farouche.
Je sais, je rentre à peine de vacances, je ne devrais pas rêver d'ailleurs.
Je sais que partir, voyager pour le boulot, c'est aussi des petits sacrifices à consentir, être parfois loin du Loup, dormir seule dans des lits froids d'hôtels blancs.
Mais parfois, quand je regarde autour de moi en venant le matin, j'ai vraiment, vraiment le blues.
Ici, les gens sont laids et malheureux.
Ils marchent à reculons, le dos courbé, l'oeil éteint.
Pas une lueur d'espoir. Rien.
On les a rejetés aux franges mal peignées de la ville.
Ici, rien ne luit, ne bleuit, ni ne bruit vraiment. ¤ Comme on est loin de la Chaleur d'Anna. ¤
L'herbe même a du mal à pousser, elle si folle d'habitude.
Quand, en arrivant au terminus, je croise le métro qui s'en va dans l'autre sens, j'envie ces gens qui, assis, rejoignent le centre à toute vitesse. Ils ne semblent même pas conscients de ce sort heureux que je leur envie.
Là-bas, il y a la vie.
Là-bas, les rires qui éclatent.
Là-bas, les boucles d'oreille qui se balancent.
Là-bas, la vie qui fait palpiter votre coeur, vous enivre, et vous laisse à bout de souffle.
Là-bas, là-bas, c'est autre chose.
Ici, je n'ai même pas la force de tourner en rond.
Ici, tout est loin, mais on n'a pas la tranquilité pour autant.
Ici, tout est triste et gris.
La vie est embrumée, comme s'il fallait oublier le sang dans nos veines, le chant des oiseaux et les gens qui s'engueulent, se réconcilient, courent, dansent et sautent.
Ici on ne vit pas vraiment, alors périr, ce n'est pas si grave après tout.
Heureusement, je ne suis pas de celles qu'on écrase sans résistance.
Alors, je vis, je porte les couleurs, je danse pendant que j'attends que le bonhomme passe au vert, je souris et je trottine.
Il arrive même, je crois, que les gens se prennent à écouter la musique de mon petit manège.
Semer le trop-plein de joie que j'ai en moi.
On se savait pas grand-chose de lui ni même de sa promise.
Il nous fallait trouver un cadeau.
Rapport Mission
- Direction Lafayette Maison
Proximité et choix, arguments de choc.
- Découverte de la bonne idée : 12 minutes (dont 11 de flânerie parmi les rayons)
Avons flashé sur presse-agrume Alessi, d'abord sur ton plaisanterie, puis considération sérieuse avant décision finale.
- Tergiversation quant aux réactions possibles des mariés : 2 secondes.Mariés tous deux Asiatiques. Pourraient trouver ça vexant.
¤ Moi, je déteste les représentations peau bleu marine - lèvres épaisses et rouges des Noirs, alors bon, faut faire attention à ne pas froisser les sensibilités quand même. ¤
- Choix de la couleur : 4 secondes.
Comme jaune tire trop sur vert peu ragoûtant (et pourrait enfoncer clou), option orange jugée plus appropriée.
- Recherche de cadeaux complémentaires : 2 minutes.
Pailles avec moitifs oranges, plus deux verres inclinés, couleur orange.
- Passage en caisse : 1 minute.
Caissière 1 peu agréable. Paiement sans encombre.
Demande de paquet cadeau.
Réponse sèche : s'adresser à la caisse respective rayon chaque produit.
- Queue pour emballage à caisse Alessi : 20 minutes
Nous trouvons derrière citoyenne US malpolie car continue conversation téléphonique pendant que caissière n°2 débordée fait tentative de communciation pour régler problème de référence produit. Connasse a probablement voté pour Dabbeul-You.
Caissière n°2 adorable fait patienter.
Jazz tente échappée et demande à autre caisse libre et équipée pour paquet cadeau si possibilité emballer autres articles non Alessi.
Caissière n°3 inutile ouvre sac, repère article Aless avant renvoi à la caisse Alessi malgré présence autres articles.
Jazz rejoint Loup pour rapport --> Enervement lupin contre caissière n°3 visible à coloration du front, palpitation accélerée de veine jugulaire et crispation simultanée mâchoires et poings. Envoi de mauvaises ondes à caissière n°3.
Attente et livraison de mauvaises ondes à citoyenne Uncle Sam bavarde qui ralentit processus.
Caissière n°2 va chercher petites pièces auprès de caissière n°1 pour rendre monnaie à Mobile Pouf qui reste pour récupérer ces 20 centimes.
Pourrissage mental de la crétine congénitale avare, mais portant sac à 300 € minimum et pompes monogrammées.
Paquet cadeau pour presse-agrumes OK.
Pour autres articles, demander autre caisse.
Retour vers caissière aigrie n°3.
Triomphe intérieur de Jazz.
Queue et écoute distraite de complaintes inutiles de caissière n°3 et n°4 momolle.
Insatisfaction croissante pendant réalisation paquet aussi grossier qu'exécutante.
Pourrissage des caissières aigries et du système de recrutement d'icelles : 5 minutes.
Indice de satisfaction quant aux cadeaux trouvés : 90%.
Attente des réactions des mariés.
Informations annexes
- Aucun regret : Après prise de renseignements, possibilité de donner enveloppe (de couleur rouge de préférence) aux mariés non communiquée au Loup.
Pas grave. Si communication marié-Loup plus efficace, mariés n'auraient pas cadeau mauvais goût (mais pratique) comme souvenir de meilleure journée de vie.
- Surprise : A la mairie, future épouse du mariage suivant mariage amis du Loup était Miss Bad Manners America. Robe pas belle, témoins et famille ont abusé auto-bronzant orange.
- Bonne retrouvailles : desserts tapioca et gelée = délices pour le palais.
Je devrais avoir honte.
Je prends le temps d'écrire ici alors que je devrais relire un volapük insipide et bancal que certains veulent faire passer pour de l'anglais-je-suis-tellement-bilingue-que-j'ai-pas-besoin-de-formation.
Mais bon, j'aime vivre dangereusement.
Samedi, nous sommes invités au mariage de l'ancien meilleur ami du Loup.
¤ ancien meilleur ami, pas à cause d'une dispute quelconque, mais vous savez, le temps, les intérêts, la vie et tout ça tout ça, ça vous sépare l'air de rien, et vous réalisez que vous ne connaissez plus vraiment :
- votre meilleur ami,
- la personne qui partage votre lit depuis 10 ans,
- le propriétaire de cette petite tête déformée qui persiste à vous appeler « Maman/Papa/Eh toi là ».
Rayez les mentions inutiles. ¤
Pire que la fameuse question :
« Dans quoi je vais pouvoir faire rentrer mon gros derrière Qu'est-ce que je vais me mettre ? »
il y a :
« Que vais leur offrir ? »
J’entends déjà vos questions :
- Ben, Jazz, pourquoi tu demandes pas au Loup ? C'est son ami qui se marie, non ?
Ah, Votre candeur est rafraîchissante...
Là je vous dis que le Loup, c'est un brave type (il sait faire chauffer des trucs au micro-ondes, il fait la lessive et le ménage), il a tout un tas de qualités (il a un compte épargne, parfois, il pense à baisser la lunette des WC, il a une excellente tolérance aux jazzeries), je n'ai pas trop à m'en plaindre. Non, vraiment, la vie avec le Loup, c'est chouette... sauf quand il faut trouver un cadeau pour ses proches et amis. Là, il se transforme en petite chose indécise et/ou je-m'enfoutiste. Si ça ne tenait qu'à lui, on irait acheter un truc vite-fait à Monop' et hop, emballé c'est pesé. Non, choisir des cadeaux, c'est pas son truc.
Alors, si je veux éviter de me retrouver à dire "Meilleurs voeux de bonheur" à un couple médusé de recevoir un lot de sacs poubelle en plastique noir senteur citron, j'ai intérêt à ne compter que sur moi pour avoir une bonne idée.
¤ Ceci dit, Le Loup se rattrape largement quand il s’agit de me trouver le cadeau parfait. ¤
- Ben Jazz, tu as demandé aux mariés ce qu'ils aimeraient ?
Là je dis que j'ai obligé le Loup à tirer les vers du nez à son ami. Réponse : "n'importe quoi, vous prenez pas la tête !".
¤ Je finis par comprendre pourquoi ces deux-là sont potes. ¤
Affligeant.
Je finirais presque par trouver la solution des sacs poubelle séduisante, en plus, ça correspond au cahier des charges...
Be careful what you wish for.
- Ben, Jazz, les futurs mariés doivent avoir une liste de mariage ?
La réponse est NON, évidemment, sinon, j'aurais déjà expédié la question en optant pour les repose-couteau en cristal d'Arques qui ne quitteront probablement jamais leur boîte ¤ vous en connaissez, vous, des gens de moins de 35 ans qui en utilisent encore sans craindre de se faire passer pour un bourgeois prout-prout comme Papa-Maman (qui, en passant, sont ceux qui insisté pour ajouter cet article truc de vieux à la liste de mariage avec la collection de caniches en porcelaine peinte à la main) ? ¤
Si vous me demandez mon avis, ne pas avoir de liste de mariage (pour de la vaisselle, financer le voyage de noces, ou un quelconque prétexte pour récupérer des sous et en faire ce qu'on veut...) c’est suicidaire, surtout quand on vit dans le péché est en ménage depuis quelques années déjà, qu’on s’est payé tout ce dont on avait vraiment besoin, et qu’on ne sait pas comment annoncer à Tata Yvonne que son couvre lit en macramé jauni au centre par tant de générations, elle peut se le garder.
- Ben Jazz, t’as qu’à leur offrir un livre sympa sur un sujet qui les passionne.
Vous êtes bouchés ou quoi ?
On ne sait pas ce qui intéresse ces gens, on les connaît pas, je vais limite avoir l’impression de jouer les pique-assiette…
- Ben Jazz, pourquoi ne consultes-tu pas ta super liste d’idées cadeaux ?
Parce que je n’ai pas la rubrique « mariage du couple d’amis inconnus », et quel intérêt y aurait-il à en avoir une vu que des gens comme ça, on ne les voie pas, donc, on ne se soucie pas du cadeau à faire, hein… c’est pourtant évident !
- Ben Jazz, tu veux pas leur offrir une enveloppe ?
Non, sinon, ils auraient précisé « corbeille des mariés » sur l’invitation, arrêtez de me prendre pour une tarée…
- Ben Jazz, vous n’avez qu’à ne pas y aller ?
Quoi ? Et à quel moment je peux mettre une belle robe -- que je n’ai pas encore achetée ? Hein ? Non mais ho !
- Ben Jazz, pourquoi tu t’énerves ?
Si vous étiez à ma place et que vous étiez obligés d’aller arpenter les magasins demain à la recherche du cadeau sympa, pas encombrant, plein d’esprit et complètement dans le ton, vous la ramèneriez pas sur le self control.
Je pourrais me dire que je m'en contre-fiche, que je ne les reverrai aps de sitôt et que s'ils n'aiment pas le cadeau, ce n'est aps bien garve. Mais je n'arrive pas à me résoudre à ça.
Dans chacun de mes cadeaux, il y a du coeur, une intention, une recherche.
Un cadeau n'est pas un heureux hasard pour moi.
Allez, je vous tiendrai au courant de notre super cadeau la semaine prochaine.
Rappel de la consigne :
Il paraît que M. Vignac n’est pas là et la nouvelle petite mijaurée de l’accueil refuse de lui laisser mon enveloppe, elle veut même pas me dire quand il doit revenir. Saleté de pimbêche mal… habillée ! Elle va entendre parler de moi !
Bon, je fais quoi ? Je vais quand même pas retenter le coup demain, et me refarcir le trajet en métro. Je suis là, j’y reste.
Mais bon, faut pas charrier non plus, je vais pas prendre un ticket, comme tout le monde et surveiller le tableau d’affichage en attendant mon tour comme un gland. A la vitesse où ça va, va falloir poireauter des plombes, tout ça pour que l’Etat arrête de me sucer la moelle.
Je la menace de faire un scandale si elle ne fait pas appeler l’assistant de Vignac sur-le-champ ! Lui, il est au courant, il me connaît, il saura quoi faire, et la pimbêche-là, elle ferait mieux de mettre à jour son CV, elle va en avoir besoin dans un futur proche.
Bon, si je me débrouille bien, j’expédie cette affaire, et j’aurai encore le temps d’aller faire les soldes chez Dior et Chanel avant mon soin pédicure hebdo.
Ah, enfin, quelqu’un accepte de me recevoir ! Pas trop tôt !
- Bonjour ! Mais c’est vous ? Mme Pignot, comment ça va depuis la dernière fois ?
- Bon... bon... jour… Mais… Mais qu’est-ce que vous faîtes là ?
- Je travaille ici. Je suis responsable de ce centre.
- Ah… ah bon ? Félicitations… Vous… vous…êtes…
- Oui, j’ai été mutée il y a… attendez, un mois, oui, c’est ça, ben ça fait un mois tout juste, Maman ne vous l’a pas dit ? Elle est tellement fière de moi !
- Ah… non, je ne savais pas. Il est passé où M. Vignac ?
- Mis à pied et bientôt révoqué si vous voulez mon avis. Il paraît qu’il trempait dans des magouilles et exemptait des imposables. Une histoire sordide. Vous le connaissiez ?
- Heu, non, de nom, à peine, vous savez.
- On a viré tout son staff avec lui pour éviter la gangrène, et on m’a mise à la tête du centre pour redresser un peu la barre, bon, ils avaient besoin d’une nouvelle tête, une femme jeune de préférence pour couper de la vieille école et de l’image du percepteur sévère, c’est un peu pour ça qu’ils m’ont promue ici, je ne me fais pas d’illusions, mais j’aime autant vous dire que maintenant, l’Administration des Impôts a ce centre à l’œil, et quand on m’a nommée ici, on me l’a clairement fait comprendre… Aucun droit à l’erreur.
- Je comprends… mes… mes félicitations en tout cas.
- Merci. Mais je bavarde, je bavarde, et je ne vous demande pas ce que je peux faire pour vous… Alors, en quoi puis-je vous aider ?
- Laissez tomber… Non, en fait, ce n’est rien…
- Mais, non, il faut en profiter ! Dites-moi tout.
- Non, vraiment… Une pécadille !
- Vous savez Madame Pignot, Maman me donne souvent des nouvelles de vous, oui oui, elle vous aime beaucoup. Elle me raconte avec quel goût vous vous habillez, avec quel soin vous avez re-décoré votre appartement, votre amour pour les belles choses… Vraiment, je ne sais pas comment vous faîtes pour vous en sortir et mener ce train de vie, avec des revenus si faibles que vous ne payez même pas d’impôts. Je n’irai pas par quatre chemins : vous savez ce que ça sent, là ?
- Heu, non, pas la moindre idée…
- Je vais vous le dire Madame Pignot, ça sent la fraude à plein nez ça ! La fraude, et la vanille bon marché !
_fin_
Alors Jad ?
J'ai bon ?
Suite à la commande de Jad...
Ainsi donc Jazz, je te propose le thème "texte libre" avec les mots imposés Martinique, vanille, don de soi, oubli et Administration des Impôts.
Good luck
En avant première mondiale pour la sdb, voici la première partie de mon texte...
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Pschiit, pschiitttt.
Allez, encore un peu…
Pschiit, pschiit, pschiitttt !
C’est vrai, ça coûte cher, j’en mets des tonnes, mais de toutes les façons, on ne sent jamais trop bon, et puis, tout le monde adore la vanille.
Le patchouli, je comprendrais, c’est capiteux, étouffant, trop « peace and love, cool, man », personnellement, j’en suis pas baba… Non, le patchouli, c’est vulgos, y’a pas.
La vanille, c’est un souvenir d’enfance, les gâteaux de Mamie, les flans qu’ont gobait en cachette, les glaces à 5 francs qui fondent dans leur cornet de gaufre en carton et qui rendent les doigts collants. Tiens, un bail que j’avais pas repensé à tout ça. Je suis certaine que les grands savants qui cherchent un traitement contre l’Alzheimer ils ont jamais pensé à utiliser la vanille contre l’oubli.
La vanille c’est classe, et puis, il m’a coûté la peau du cul ce flacon riquiqui, obligé que ça sente bon.
Allez, re-pschiiiiiit…. Faut pas bouder son plaisir.
Vivement qu’ils mettent une première classe dans le métro, parce que moi, je ne voyagerais que comme ça, loin de la foule qui sue et qui pue.
Oh, non, manquait plus que ça : un fichu clodo qui fait la manche, il se plaint de ne pas avoir mangé depuis des jours. Ben quoi ? Moi non plus je ne mange pas tous les jours ; pour garder la ligne, il faut au moins ça, mais ça ne m’empêche pas de faire un tour dans la salle de bains, moi.
Attends, il veut que moi, je lui donne une pièce ? Non mais, tu m’as vue, mon brave ?
Je file pas mon fric durement gagné à un mec qui vient ruiner mon style.
Moi, quitte à embaumer une rame, autant que ce soit de la vanille Bourbon plutôt que l’alcali de la pisse que tu laisses quand l’alcool te fait tout oublier, l’alcool que la charité des bonnes gens comme moi t’aura payé !
Non, moi, tu vois je leur soulage les narines, je sens bon, je fais attention à ma mise, mon allure, ce que je laisse dans mon sillage, c’est du travail, des sacrifices, un sacerdoce !
Un don de soi, oui, parfaitement ! Je fais ça pour que les autres me trouvent agréables.
Et qu’on arrête de me casser les pieds avec la solidarité, tout ça !
On n’a que ce que l’on mérite après tout.
Je déteste prendre le métro, hors de question de m’asseoir sur des sièges râpés et dégueulasses, de tenir la rampe grasse à mains nues, et me faire serrer aux heures de pointe.
Mais bon, quand on est victime comme moi d’un retrait de permis abusif (quand je pense qu’il m’a suffit de frôler cette geignarde de gamine mal élevée pour qu’on me sucre les deux derniers points, et que je vois ce dont ils sont capables ces fous-là), et qu’on ne veut pas avoir à se taper des chauffeurs de taxis grossiers et imprudents (c’est à ceux-là qu’on devrait retirer le papier rose, tiens !), on n’a pas vraiment le choix, alors, j’évite de coincer ma robe D&G dans le tourniquet, je fais gaffe à ne pas tremper mes Jimmy Choo vintage achetées sur eBay dans les flaques douteuses sur les quais et je prends mon mal en patience.
Au moins les affiches publicitaires sont distrayantes. Ah ! Horreur ! Gloups ! Une promotion pour un séjour formule tout compris en Martinique. Pas étonnant qu’avec ces prix bradés, on se soit retrouvés dans le même hôtel que la fille de la concierge la dernière fois en Rèp’ Dom’. Plutôt crever que de retourner sur cette île de pecquenauds incapables de s’occuper de leurs petits sauvageons pleins de poux. Et tomber sur la fille de l’autre prolo-là, qui se croit de la haute parce qu’elle est cadre de la fonction publique… Non mais j’vous jure, des fois.
J’étais à deux doigts de la syncope quand elle a envoyé des cocktails à notre table.
Je l’ai snobée façon-façon, elle a rien compris la conne.
Au moins, je suis sûre que ce ne sont pas mes étrennes qui lui ont payé ses tongs de pétasse, vu que sa feignasse de mère, elle peut toujours espérer une enveloppe de ma part ! Je suis sûre qu’elle vole des trucs quand elle vient déposer les colis à la maison. Après ma dernière thalasso, j’avais l’impression qu’elle m’avait taxé un truc, mais impossible de dire quoi. C’est mon intuition. Elle a dû être tentée quand elle est venue arroser les plantes en notre absence.
Bref, quand on a vu que sa fille était dans la même aile que nous, on a fini par demander à être relogés loin d’elle et tant mieux, parce que nous, au moins, notre nouvelle chambre, elle avait un bidet et vue sur la piscine, rien qu’ça.
On a payé plein pot, mais on sait ce que c’est le luxe, et puis, on n’était pas dépaysés comme elle et l’aut’ plouc qui l’accompagnait. Ri-di-cu-les ! Ils étaient pas dans leur élément ceux-là.
Bon, ça y est, c’est mon arrêt...
¤ la deuxième partie est écrite, mais je ne la publie que si j'arrive à 180 commentaires pour cet article... bon, OK, 1 commentaire suffira... ¤
¤ Comme Sev, vous aurez compris qu'il s'agit d'une fiction, hein... ¤
Pas la peine de me gronder, je souffre de ne pouvoir alimenter la sdb.
Pourtant, ce n'est pas la matière qui manque, hein.
Non, ce dont j'ai besoin, c'est du temps pour lire, écrire et poster.
Vraiment.
Il faut dire aussi que certains petits problèmes techniques m'ont privée de connexion décente ces derniers temps, donc impossible de laisser un petit message pour dire que je suis toujours là.
Le boulot me ponctionne, même pas le temps de faire un tour à la salle de sport pour faire bouger ma gélatine/me donner bonne conscience quand j'exécute un petit pot de Coconut Macaroon Häagen-Dazs.
Vu que j'ai déjà fait le teasing sur les notes à venir, il va falloir que je me dépêche de transformer les promesse en actes quand même, il en va de ma réputation.
Donc, je vous laisse, le devoir (envers vous) m'appelle.
Je reviens en forme ¤ mais en forme de quoi, je me le demande...¤ avec des envies de partir, de partager et de pacifier.
Je suis contente de revenir dans la sdb, et vous remercie d'en avoir pris soin.
Ces vacances ont été remplies à maints égards et je devrais être en mesure de vous en dire plus dans les prochains jours, en essayant de ne pas en faire des tartines...
Bon, allez, un avant-goût, pour satisfaire les plus impatients, les prochaines notes devraient tourner autour des thèmes suivants :
- un début prometteur,
- réflexe de freinage & enguelades,
- l'entrée de la discorde,
- gaz, invasion & self control,
- karaoké et vie parallèle,
- envies de meurtre à haute altitude.
Ces éléments peuvent sembler quelque peu énigmatiques comme ça, mais vous comprendrez mieux en lisant les développements.
J'ai d'ores et déjà répondu à tous les commentaires postés en mon absence (ma réponse apparaît directement en-dessous), et j'espère n'avoir oublié personne.
Ah, aussi, je prie les gagnants de la devinette à qui j'avais promis du sable dans les enveloppes avec les cartes postales d'accepter mes confuses.
A ce qu'il paraît, il est suspicieux d'envoyer quoi que ce soit qui puisse ressembler à des cristaux par voie postale, et il paraît qu'on ouvre ces enveloppes douteuses pour les vider de leur contenu poudreux...
Je me rattraperai auprès des gagnants partiellement lésés prochainement, ici même...
Bon, après avoir excité votre curiosité, il faut que je me mette à écrire maintenant...



