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On veut des vacances !

Mardi 14 juin 2005 2 14 /06 /2005 00:00

Ce week-end, Le Loup et moi nous sommes penchés plus sérieusement sur nos prochaines vacances.

Nous avons les dates (enfin, presque).
Il ne nous reste plus qu'une bonne destination.

 Ses critères

 Mes critères

Prix
On s'en fout on veut des vacances !

Durée
Au moins 2 semaines

Ensoleillement
Beaucoup, beaucoup de soleil

Dépaysement et distance
Un endroit lointain voire très lointain
Un bord de mer (ENSOLEILLE !!!)
(au moins aussi bien que la Guadeloupe)


Qualité de vie à l'hôtel
Un petit hôtel de préférence
Chambre avec baignoire
et vue sympa
Au moins 1 piscine
Une belle terrasse/beau solarium

Organisation d'excursions
Demi-pension ou au moins pt'it-déj'
(sauf si "restauration adaptée aux touristes allemands")

Activités
Golf à proximité
Sorties culturelles
Découverte des alentours à la carte
Pas de circuit organisé gonflant


Qualité de la mer/plage
Mer de sable fin ("au moins aussi bien qu'en Guadeloupe")
Mer chaude ("au moins 27° comme en Guadeloupe")

Oui-oui
Guadeloupe ("Ok si on va à l'hôtel")
République Dominicaine
Le reste de la Caraïbe
Îles du Pacifique
Îles de l'Océan Indien
Thaïlande

Cuba


Moui, bof
Guadeloupe ("si on reste chez ta mère")
Petites îles grecques (Méditérannée<20° --> brrrrrr...)



Non-non

Hexagone ("Nooooooooooon")
Grèce continentale ("been there, done that")
Turquie ("Non, pas envie, Midnight Express, lapidation des femmes, tout ça...")
Croatie ("Non")

Prix
On s'en fout on veut des vacances !

Durée
Au moins 2 semaines

Ensoleillement
Beaucoup de soleil

Dépaysement et distance
Un bord de mer



Qualité de vie à l'hôtel
Un petit hôtel de préférence
Chambre avec baignoire
Une piscine
Organisation d'excursions
Demi-pension ("mais je n'ai pas un estomac d'allemande
!")



Activités
Sorties culturelles
Sauna, massages
Salle de gym
Découverte des alentours à la carte
Pas de circuit organisé gonflant


Qualité de la mer/plage
Peu importe, la mer, c'est toujours bien.
mais pas moins de 19° non plus ("sinon, j'ai des crampes")


Oui-oui
Guadeloupe ("oui, mais à l'hôtel")
République Dominicaine
Le reste de la Caraïbe

Îles du Pacifique
Îles de l'Océan Indien
Thaïlande

Turquie
Croatie

Moui, bof
Guadeloupe ("si on reste chez ma mère")
Petites îles grecques (Méditérannée<20° --> brrrrrr...)
Hexagone
Grèce continentale

Non-non
Cuba ("non, et la répression de tes confrères journalistes, alors ?")



 

Décision finale après délibérations :


Une ville côtière de la République Dominicaine l'emporte avec :

   Votes OUI   

   Votes NON    

   Votes blancs   

  Votes nuls  

 2

 0

 0

 0

2 voix pour (0 voix contre) soit 100% des votes exprimés.
Ce vote entièrement démocratique s'est déroulé sans coercition avec une abstention de 0% montrant que les votants étaient satisasfaits de leur représentation politique et se montraient impliqués dans la res publica.

Un prix raisonnable (baissera-t-il bientôt ?) pour 17 jours en pension complète, permettant l'achat d'artisanat local.
Beaucoup beaucoup de soleil, la mer bleu/émeraude chaude !!!
Un hôtel à taille humaine.
Possibilité de visites et excursions (navette gratuite vers un îlet au large), et plein d'activités sportives (Golf dans l'enceinte de l'hôtel, salle de sport, piscines).
Chambres coquettes, avec baignoire, terrasse et vue sur mer ou jardin.

Pour l'instant, pas encore de réservation : nous attendons de voir si d'autres propositions alléchantes se présentent.

Donc, la recherche du paradis de nos prochaines vacances impliquera patience à toute épreuve, bon sens, oeil ouvert et clic alerte.

Vive la France ! Vive la République (Dominicaine) !

Par Jazz - Publié dans : On veut des vacances !
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Mercredi 27 juillet 2005 3 27 /07 /2005 00:00

Avec le Loup, nous nous étions fixé un but : trouver un petit paradis pour abriter nos vacances pendant au moins 2 semaines, un endroit où le soleil ne manquera pas, la mer sera belle (et chaude) et les découvertes culturelles multiples.

Amis, parents, collègues, sites Internet de critiques touristiques (Routard, Tripadvisor, etc.), nous avons tout consulté ! Après de longues semaines à s’épuiser les yeux pour résoudre ce GPPB ¤ comprenez : Gros Problème de Presque-Bobos ¤, nous avons pris notre décision.

La République Dominicaine ? Ben non ! Les mauvaises critiques pour les hôtels bon marché ¤ blattes en goguette, cuisine douteuse, chambres crades… ¤ ou le prix ¤ bien au-dessus de nos moyens ¤ des hôtels bien notés nous ont fait abandonner. Par ailleurs, d’un point de vue culturel, on se disait qu’on pouvait peut-être trouver mieux.
Et puis, on s’est dit : « Bon, c’est pas grave, on y va pour se reposer après tout, on n’est pas obligé d’aller se taper vingt musées en vacances… ».

Oui, et bien non, un pote fraîchement revenu de République Dominicaine ¤ séjour de 10 jours dont 3 à ne rien faire d’autre qu’attendre un cyclone ¤ nous a dit qu’au bout de 4 jours, ne rien faire fatiguait. Et connaissant mon Loup, au bout de 12 heures consécutives d’inactivité, c’est le pétage de fusibles assuré.

Les Canaries ? Les Baléares ?
La mer est trop froide dans les deux archipels nous a-t-on dit…

La Sicile ? La Crète ? Malte ?
La température de l’eau reste dissuasive.

Le Brésil ? On avait trouvé une super offre ¤ durée XXL, coût raisonnable ¤ dans le Nord du pays (le Ceara). L’hôtel avait l’air sensas’, mais la plage était très moche et puis y’avait pas grand’ chose à voir à proximité ¤ quelques musées poussiéreux et des centres commerciaux !! ¤. Une fois qu’on a parcouru la plage moche à cheval dans les deux sens, bon, ben, on fait quoi ?

Et puis, mes beaux-parents ont décidé de nous refiler l’APN qu’ils avaient gagné. Là, ça lui a fait tilt : le Loup voulait faire de belles photos, pas que des photos de plage et de forêt comme on peut en voir partout...

Donc fiat lux et exit le Brésil…

Ensuite, notre regard s’est porté vers Cuba et La Havane. Culturellement, c’était attrayant, et on aurait pu apporter quelques denrées pour les Cubains. Financièrement, l’offre n’était pas si alléchante que ça.

La Guadeloupe ? ¤ Ahh... Ma Guadeloupe doudou-chérie ¤ Nous avons résisté à la pression de mes tantes qui insistaient pour que nous allions en Guadeloupe. Mais nous avons résisté ¤ enfin, on a dit : « oui, pourquoi pas… » en se débinant… ¤ J’aime mon île, le Loup aussi en est raide-dingue, mais j’ai envie de voir autre chose, m'éloigner un peu de ma famille, être tous les deux, ailleurs… ¤ Mais on retournera en Guadeloupe très bientôt je l’espère. ¤

Alors, on a cherché. Et cherché, et cherché…
Un jour, j’ai posé un ultimatum.
« Ce week-end, on choisit, OK ? Sinon, je deviens dingue. »
La menace a marché.

Depuis dix jours, donc, nous savons.

Nous partirons en Thaïlande.

Un circuit dans le Nord du pays pour aller visiter quelques temples et puis un saut vers une station balnéaire très (trop) touristique d’où nous pourrons partir en excursion vers les îles.

17 jours et 14 nuits de bonheur en perspective.

¤ enfin, ça c’est la version tout va bien, sinon, vers l’autre extrême, ; il y a : attaques brutales et régulières de turista/fièvre amarile, piqûres nombreuses de troupeaux de moustiques virulents, écrasement du pied par un pachyderme un peu trop familier, chaleur et moiteurs étouffante, extension des conflits de religion vers les zones que nous visiterons, escalade de la violence dans les attentats, utilisation de mes bagages pour le smuggling de drogues, enfer des geôles thaïes, etc. ¤

Bon voilà… je compte les jours…

Et le Loup aussi l’air de rien.

J-28.

Sawatdee kha !
¤ Ben oui, j'ai commencé à apprendre quelques mots de thaï ¤

Par Jazz - Publié dans : On veut des vacances !
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Lundi 8 août 2005 1 08 /08 /2005 00:00
Ou comment se faire chouchouter sans complexe par son chéri .

Samedi, c'était vaccination pour le Loup et moi.

Le Loup, en bon élève, avait apporté son carnet de santé avec ses dates de vaccinations antérieures et à venir.
Moi, j'avais eu la flemme de chercher le mien ¤ fait suffisamment rare pour ne pas me jeter la pierre, Pierre ¤ et de toutes les façons, je savais que j'allais me faire disputer parce que j'avais raté quelques rappels de DT-Polio, ce qui faisait bien rire mon chéri.

Il est passé le premier. A jour pour tout, il n'a eu droit qu'au vaccin Typhoïde-Hépatite A ¤ veinard ¤. deux-trois questions de base, piquouse, petit saignement ¤ chochotte ¤, pansement, petit carnet de vaccination jaune. Fini.

A moi.
J'ai répondu gentiment aux questions que me posaient les deux infirmières.
Oui, je pars au même endroit que mon chéri.
Non, je ne suis pas enceinte.
Non, je n'ai pas l'intention d'avoir un enfant dans les prochains mois.
Non, je ne suis pas à jour pour le DT-Polio.
Oui, je sais, c'est mal de ne pas avoir suivi ma vacination.
Oui, je sais aussi que ce n'est aps grave parce que j'ai eu les cinq ou six premières injections quand même.
Oui, je veux prendre les deux vaccins.
Non, je ne suis toujours pas enceinte.
Non, je n'ai toujours pas de projet d'enfanter dans un futur très proche.
¤ Je finis par avoir la sensation que les deux infirmières préfèreraient que je ne me reproduise pas, des fois que mes enfants hériteraient du gène qui rend oublieux de la vaccination et répandraient d'antiques épidémies sur la Terre... ¤
Oui, je promets de manger bien cuit et bien chaud là-bas.
Oui, je promets de toujours bien me protéger des moustiques, surtout la nuit, surtout quand on sera dans le Triangle d'Or où vivent des moustiques qui filent un palu très résistant.
Il paraît que le palu, c'est comme la dengue ¤ prononcez "dingue" ¤, mais en pire et récurrent. Je n'arrive pas à imaginer. ¤ Pourtant, j'ai déjà eu une forme assez bénine de dengue dans ma vie, et à l'époque, j'étais à deux doigts de prier pour qu'une gentille personne sans visage en habit noir armée d'une faux allait venir me délivrer, mais, je n'avais pas la force de penser. Brefn j'ai survécu, comment ? Ca reste un mystère épais pour moi. ¤
Non, je ne suis pas de traitement.
Non, je ne suis pas enceinte, OK ? J'ai eu mes règles ET je prends la pilule ! D'accord ?!

La piqueuse me fit le DT-Polio à gauche, le Typhoïde-Hépatite A à droite.
Comme ma peau ne gardait pas la trace des piqûres, elle m'a fait deux  pansements-placebo ¤ concept qui marche du feu de Dieu avec les enfants, allez savoir pourquoi ! ¤ : elle a posé les pansements au pif sur mes bras mais certainement pas sur les points d'entrée des seringues, comme je m'en suis rendue compte hier.

D'habitude,
je supporte bien les vaccins qui ne me sonnent que pendant une heure ou deux, et puis, ça repart comme en 80 ¤ soit deux fois mieux qu'en quarante ¤.
Là, j'ai été prise en traite. A la fin de la journée, lever les bras provoquait des douleurs insupportables, dimanche, c'était pis encore. Du coup, j'ai sombré dans ceux, irrésistibles de Morphée et de mon Loup.

Comme le Loup allait très bien, lui ¤ à part une toute petite douleur de rien du tout, le veinard ¤, il a dû être aux petits soins ¤ plus que d'habitude devrais-je préciser ¤ pour sa chérie ¤ sa chérie, c'est moi, pour ceux qui ne suivent pas... ¤.

___

Sur le bon conseil d'un collègue Laotien-Thaï nous sommes allés directement au centre de vaccination d'Air France qui permet d'éviter le ballet médecin-pharmacie-médecin pour se faire prescrire le vaccin, l'acheter, se le faire injecter. Là, on fait tout d'un coup : on prend un numéro et on attend son tour en feuilletant un magazine d'Air France. On peut y aller mêem si on ne voyage pas avec Air France, et contarirement aux autres centres de vaccination, c'est sans rendez-vous, du lundi au samedi de 09h00 à 17h00. ¤ Non, je ne touche pas de commission sur le traffic généré, pas la peine de dire que vous venez de ma part... ¤

A savoir :
- les vaccins ne sont pas remboursés par la Sécu, mais certaines mutuelles font un effort.
- la consultation faite par des inifrmières est facturée 15 euros.
Par Jazz - Publié dans : On veut des vacances !
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Mercredi 17 août 2005 3 17 /08 /2005 00:00

Anxiété : n.f. Sentiment d'un danger imminent et indéterminé s'accompagnant d'un état de malaise, d'agitation, de désarroi et d'anéantissement. Grande inquiétude, angoisse (mais on réserve plutôt le nom d'angoisse aux sensations physiques qui accompagnent l'anxiété).

L’anxiété, je connais.
Commun aux femmes de ma famille, c’est un trait que j’ai longtemps renié avant qu’il ne me manifeste sa présence en moi avec fracas.
Quand l'anxiété s'empare vraiment de moi, je suis sujette à des crises d'angoisse.
Certaines d'entre elles sont faciles à parer, car elles mandatent des démons émissaires qu’il m’est devenu facile de repérer à la pratique : j’ai appris à me concentrer, à maîtriser ma respiration, à dominer certains phénomènes dès prémices avant qu’ils n’enflent.

Mais il y a les autres, ces crises dont les signes précurseurs ont rampé pour tromper ma vigilance, celles qui échappent au tamis du radar, celles qui se sont nourries patiemment de petites peurs, de minuscules doutes, de contrariétés mineures
¤ qui individuellement me paraissent aussi ridicules que la mouche sur le bœuf, mais ensemble, aïe aïe aïe ! ¤.
Ces crises-là me paralysent au propre, au figuré. Physiquement, je sens mes membres qui se recroquevillent, j'éprouve la sensation, d'autant plus désagréable que je ne peux pas la contrôler, que mes muscles s'atrophient et que mes veines rétrécissent et se serrent. Le médecin dit : « spasmophilie ». Moi, je dis : « ce qui aspire la vie hors de moi par tous les pores, à chaque respiration, dans une douleur labile et obsédante, qui semble ne jamais devoir se finir ».

Peu de gens, peu de choses arrivent à m’apaiser dans ces moments.
Il m'arrive d'être tellement engloutie sous cette panique sombre, lourde et sourde, impossible à vocaliser pour moi qui doit tout nommer, qu'il me devient impossible, c'est bête, de regarder les informations ou d'entendre Maman me faire part de sa moisson de nouvelles.

Oui, parce que quand ma mère m'appelle, elle me parle de gens. Parfois je les connais, parfois non.
Enfin, tout cela serait banal si ces gens n’étaient pas au choix  : grièvement accidentés, devenus cardiaques depuis peu, cancéreux phase terminale récemment révélés, nouveaux handicapés lourds, fraîchement installés sur leur lit de mort ou franchement morts.
Pourtant Maman ne travaille ni à la morgue, ni dans un hôpital.
Pourtant je lui explique que ces sujets de conversation morbides et récurrents me vident.
Pourtant elle sait que ce n'est pas de l'insouciance, c'est tout le contraire.
Pourtant elle sait mon anxiété.
Mais elle continue.

Hier, Maman m'a appelée et dans sa voix perçait l'inquiétude.
152 Martiniquais, ces cousins, ces voisins, morts dans un crash d'avion au dessus du Vénézuela.
Et 1 ami de la famille souffrant d'un infarctus se serait cogné la tête en se levant, sa famille l'a retrouvé le crâne entaillé, dans son lit, au milieu d'une mare de sang. Charmant.
Toutes les catastrophes aériennes de ces derniers temps, alors qu'avec le Loup, nous allons bientôt prendre l'avion... que si on doit mourir, et que c'est la volonté de Dieu...
¤ Dieu, si Dieu le veut, Dieu seul sait, Dieu pourvoira, qui mieux que Dieu, Dieu à qui mieux-mieux... je ne crois plus en Dieu pas celui de la Bible, pas celui de l'église, je ne crois plus en Dieu comme on ne croit plus au Père Noël. Si je l'apprends à ma mère, elle va peut-être flipper, ou bien se dire que c'est comme ces autres fois où la foi m'est finalement revenue ; mais quoi qu'il en soit, ce n'est pas le bon moment de lui dire... ¤

D'accord, Maman s'inquiète, c’est une mère, c'est normal.
D'accord, nous vivons à plus de 7 000 km du poulailler.

Mais est-ce une raison pour me dire

Ah ! Vivement que vous soyez de retour de vacances, chez vous, sains et saufs...

alors que
je ne suis pas encore partie
et que
j'attends ces vacances depuis des mois ?


J'ai le moral à zéro, une crise d'angoisse qui rend périodiquement chaque battement de mon coeur douloureux m'étreint en ce moment-même, je suis dégoûtée des vacances avant même de les avoir commencées, je suis down...

Et on dit merci qui ?

Merci maman !

¤ Je l'aime toujours ma Môman, cela va sans dire, mais elle a le chic pour mettre l'ambiance...
Note pour plus tard : vérifier si j'ai le même pouvoir sur mes enfants, bon sang ne saurait mentir ! Niark, niark, niark, niark, niark... Mouhahahahahahahaa ¤

 
Par Jazz - Publié dans : On veut des vacances !
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Jeudi 18 août 2005 4 18 /08 /2005 00:00
L'entendez-vous ce compte à rebours qui me rapproche de ce moment tant espéré ?
Tic tac tic tac !


Eh oui,

dans quelques heures,

je me retirerai de la blogosphère

pour quelques jours,

quelques semaines,

un mois

ou peut-être plus

avant de revenir

avec, je l'espère,

de nouvelles aventures trépidantes

à partager !



Ma salle de bains sera donc bientôt en jachère...


A très bientôt... ¤ et bonne rentrée ! Hi hi hi oui, je sais, c'est mesquin... ¤

Jazz
Hammock
Par Jazz - Publié dans : On veut des vacances !
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Mercredi 14 septembre 2005 3 14 /09 /2005 00:00
Sawatdii kha !

Pour vous donner un avant-goût des photos que je n'ai pas encore eu le courage d'uploader sur flickr, voici, livrées pour vous, quelques images de Bouddha au Temple de l'Aube (Wat Arun) à Bangkok, au bord du fleuve Chao Phraya.

Images of Buddha - Wat Arun

Khorb khun kha !
Par Jazz - Publié dans : On veut des vacances !
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Vendredi 16 septembre 2005 5 16 /09 /2005 00:00

Nous partions pour ce pays d’Asie. Loin, loin là-bas.

Pour la première fois, nous nous rendions aussi loin dans ce sens, vers l’Orient.

Nous avions décidé de voyager l’esprit et le bagage aussi légers que possible, nous savions que nous aurions besoin de place pour caser nos souvenirs.

 

Paris - Abu Dhabi (E.A.U.)

Abu Dhabi – Manama (Barhain)

Manama – Bangkok International Airport, Thaïlande.

 

Nous avons survolé l’Inde, et du ciel, les paysages vous prennent au cœur. Indescriptible. La Terre est belle.

Au-dessus des nuages  

Une bonne douzaine d’heures de vol et trois zincs après, nous sommes déjà au lendemain matin d’une journée que nous n’avons pas vraiment vécue. Nous nous retrouvons là, devant cette dame en habit traditionnel qui nous passe un ruban d’orchidées au tour du cou.

Dans le bus, Aom, notre premier guide nous briefe dans un français fluide : la monnaie (1 baht = 2 cent d’euro), le temps (c’est le début de la saison des pluies, il y aura surtout quelques orages nocturnes, pas de quoi s’alarmer), le circuit (prometteur), les temples (40 000 au bas mot), les hôtels (réservés, ouf !)…

 

Le Bangkok Centre Hotel, notre logement pour les 2 jours à venir, est en plein centre-ville. Les chambres sont correctes, sans plus.

Un lit et des orchidées - Orchids on a bed


On sent partout dans cet hôtel l’atmosphère désuète d’un lieu ayant perdu les fastes et la splendeur d’autrefois : les dorures sont passées, la laque a été caressée des milliers de fois, les tapis se rappellent de toutes les empreintes de pas, l'ascenseur fatigue un peu.
Le lobby, en digne vitrine, est sympa avec ses meubles en teck finement et habilement sculptées, là, je me prends à m’imaginer dans In the mood for love, version thaïe.

à suivre...

Par Jazz - Publié dans : On veut des vacances !
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Mercredi 21 septembre 2005 3 21 /09 /2005 00:00

¤ Vous pouvez cliquer sur les photos pour les voir un peu mieux...¤

Nous avons le courage de partir en excursion l’après-midi même, au programme :

- visite express du quartier chinois
Mêmes enseignes rouges et jaunes, mêmes symboles chinois, mêmes traits familiers que dans le XIIIème à Paris.
Dans la rue, le sourire des gens sont aussi grands que les prix sont dérisoires : avec 3 euros on peut acheter 3 culottes en coton, 1 robe légère, 6 barrettes à cheveux, 1 bol de soupe (nid d’hirondelle ou aileron de requin) et une douceur en dessert.

 

- promenade en pirogue à moteur sur le Chao Phraya
Ce fleuve donne naissance à de nombreux canaux qui ont valu à Bangkok le surnom de Venise de l’Orient.
A part quelques exceptions, comme celle-ci,
Belle maison en bois rouge sur pilotizzzz
les gens habitent dans de modestes maisons sur pilotis ¤ prononcez « pilotiiiiise », comme le guide ¤.

Que contrasto.

A l'extérieur et dans les habitations souvent ouvertes aux quatre vents, les résidents vaquent à leurs occupations habituelles, sans paraître gênés par la présence de ces farangs (apocope de « fa-rang-set », la prononciation thaïe de « français » car ce furent les premiers Blancs connus en Thaïlande, qui désigne désormais tout étranger européen ou Blanc) venus pour voir et photographier et montrer du doigt et parler fort ¤ avec leur APN dernier cri et leurs tongs à paillettes ¤.


Certains riverains, même, spontanément, nous sourient et font des signes de la main.

Salut les farangs  

Les calmes eaux marron-vert du Chao Phraya accueillent les jeux de jeunes garçons qui s’éclaboussent, font la bombe et s’ébrouent en riant, et la cour discrète que se font ses deux jeunes bustes immergés.

Boys will be boys

Sur les rives, les marmites font frémir la soupe et nos narines.
Devant chaque maison se dresse un petit autel décoré de fleurs (fraîches ou artificielles) érigé en l’honneur des divinités auxquelles on s’en remet pour le quotidien.
Les silures, des cousins du poisson-chat, se jettent avec une voracité amusante sur le pain de mie que nous leur jetons. Ils sont tellement gros que les locaux ne les mangent pas.

Sillons et silures

 

- escale au Wat Arun, le Temple de l’Aube

Wat Arun de loin 2
Le temple affiche ses influences indiennes, comme Aruna la divinité qui donne son nom au temple, et chinoises, comme la technique selon laquelle les tours sont recouvertes de porcelaine, comme les statues à l’entrée du temple.
 Call me Mr. Meanie Détail du Wat Arun - Petite femme
Au loin, je vois des moines dans leur tunique « safran » dit le guide ¤ moi, je dirais plutôt orange tirant sur le fluo, mais bon… ¤.
 Monks next to Wat Arun

On n’a pas le droit de les prendre en photo de près, et quand on est une femme, on ne peut pas avoir de contact avec eux, parce que nous sommes impures. ¤ Pfff. Sans commentaire. ¤
Le guide nomme les différents groupes représentés par les statues et je ne fais pas vraiment la différence entre les singes ¤ les bons ¤ et les démons ¤ toujours méchants, ceux-là ¤.

Bad guys or good guys? Good guys or bad guys?

Et puis, je rencontre mon premier Bouddha, ou plutôt, mes premiers bouddhas.

 Other Buddhas at Wat Arun

Des fidèles sont venus prier et mettre de l’encens. A l’intérieur de ce petit bâtiment annexe où nous nous trouvons, le calme règne. Je me sens légère.

 

A côté, je jette un œil rapide au marché, mais notre guide nous conseille d’acheter des souvenirs plus tard, dans le Nord, là où les souvenirs seront moins chers.

 

Nous reprenons la grosse pirogue qui nous ramène au bus.
La nuit va tomber bientôt.
Nous n’irons pas à la piscine, le lever pour demain matin est prévu à 05h45.
Il paraît que nous aurons un nouveau guide.

L’attitude tranquille des gens au bord du fleuve me fait penser que je devrais être plus cool avec les hordes de touristes qui viennent visiter mon quartier : après tout, ils ne photographient pas mon salon depuis la rue, ni ne passent régulièrement devant mon paillasson ¤ bon, ils n’ont pas le code de la porte d’entrée en même temps ¤. Ils ne font que visiter, s’ouvrir à une culture nouvelle, et garder des souvenirs, et même s’ils piétinent en sortant du métro, s’ils prennent toutes les places en terrasse, et m’empêchent de profiter de la vue, ils ne font que perturber une peu une quiétude toute relative.

Par Jazz - Publié dans : On veut des vacances !
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Lundi 26 septembre 2005 1 26 /09 /2005 00:00

Nous avons été réveillés en retard, petits malentendus entre les guides et l’hôtel. Pas grave, j’ai dormi un peu plus que prévu et c’est tant mieux.

Direction le marché flottant de Damnoen Saduak, à 80 km de Bangkok.

Dans le bus, notre nouveau guide, Chai, nous parle d’une excursion qui nous charme, mais vous en saurez davanateg en temps utile…

A 08h50, nous arrivons à l’embarcadère où nous prenons une pirogue qui nous rapproche du marché flottant. Un mec nous prend en photo.

Vingt fois, j’ai cru que nous allions chavirer et vingt fois j’ai eu tort.

Dans les canaux du marché creusés autrefois par des Chinois, des barques de marchands de soupe, de riz frit, de chapeaux de palme, de fruits.

De part et d’autre, courent les étals gérés par des marchandes au pied sec, les yeux plissés par le sourire, elles rient parce qu’il paraît que c’est dans leur nature. Elles rient et je ne peux m’empêcher de penser à mes belles grosses marchandes à Pointe-à-Pitre qui nous hèlent :
« tu veux de la bonnne vanille, doudou ? et pour ton chéri, du bois-bandé ? Ah ! Il n’en a pas besoin ! Eh bien tant mieux ma chère, tes affaires roulent ! ».

Elles rient aussi parce que je désigne à mon chéri, en français et en créole, ces fruits que je reconnais : mangues, pommes d’eau (les pommes malaka de chez moi), gros pamplemousses (chadeks), goyaves géantes et vertes, pomme-cannelle, corossol…

Le guide m’apprend le nom de ceux que je ne connais pas : œil de dragon ¤ fuschia et vert en dehors, blanc à points noirs dedans, mais, grosse déception, pas de goût particulier ¤, la mangoustine à la robe marron aux reflets bleu-violet, dont l’intérieur ressemble à une fleur de coton…

Je ne résiste pas plus longtemps et j’achète une de ces petites barquettes, explosions de couleurs et de saveurs, avec un panaché de ces fruits exotiques… Miam ! Même le Loup, d’habitude si difficile et si peu culinairement aventureux, se prend à redemander du rambutan (fruit rouge à pointes aux bouts verts, au goût proche du litchi)…

 

Beaucoup de Thaïs mangent sur le marché. C’est bon signe, ça veut dire que la nourriture est bonne.

Le guide nous dit que les Thaïs mangent peu mais souvent, 4 à 5 fois par jour, quand la faim s’empare d’eux. Je me sens des origines Thaïes.

Chai nous annonce que nous avons quartier libre pendant 1 heure et que nous devons nous garder d’acheter autre chose que des fruits ou de la soupe, car le reste, c’est un « attrape-touristes », ou alors, il faut marchander. Bien reçu.

Par Jazz - Publié dans : On veut des vacances !
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Mardi 27 septembre 2005 2 27 /09 /2005 00:00

Au cours de cette promenade dans Damnoen Saduak, nous nous retrouvons derrière un groupe d’écoliers en uniforme vert et noir, et mes yeux croisent le regard de ce petit garçon boulot, tout serré dans son polo vert. Je sors la phrase que j’ai apprise par cœur depuis 15 jours.

- Thai rooup day may ?
- …

Il fait non de la tête, et répète ma phrase, hilare, à son camarade. Le Loup se marre lui aussi et pour finir de me marquer son soutien inébranlable, il ajoute :

- Je sais pas ce que tu lui as dit, mais ça avait l’air drôle…
- Je lui ai demandé si je pouvais le prendre en photo.
- ah… ben il n’a pas l’air d’avoir compris.
- ben, si hein, il a pigé, il a fait non de la tête, hein ! M’enfin, moi, au moins, j’essaie de rentrer en contact avec l’autochtone. Il sait parler une langue étrangère le petit gras du bide sur pattes qui se poile comme un baleineau, hein peut-être ? Hein ? Et toi ? pourquoi tu te marres ? De nous deux, une seule personne a fait l’effort d’apprendre deux trois mots de la langue du pays et ce n’est pas toi. Alors, LA RAMENE PAS OK ????
- …

Je sais, s’en prendre verbalement aux enfants, dans leur dos, c’est bas ;
mal réagir aux remarques moqueuses de son amoureux, c’est de la susceptibilité.
Ouais.
Mais ça fait du bien.

Plus loin, des petites filles me regardent de haut en bas, l’air intimidé et intrigué. Le Loup me dit que ça doit être parce qu’elles ne voient pas souvent des Noires. Moi, je pense qu’elles admirent ma beauté éblouissante, et ma théorie est plus vraisemblable. Évidemment.

 

Allez hop, retour au bus où l’on nous propose d’acheter des assiettes au centre desquelles se trouvent… nos pommes !

Et oui, la photo de nous deux dans la pirogue prise à peine une heure et demie plus tôt, dans la pirogue a déjà été imprimée dans une petite assiette décorative, comme celle qu’on retrouve sur les buffets où dans les vaisseliers chez nos grands-mères. ¤ A ce sujet, il ne faut pas leur jeter la première pierre enroulée dans le dernier numéro de Maisons et Décoration, je rappelle que ce ne sont pas les vieux qui ramènent ce type de souvenirs kitschissimes chez eux, mais bel et bien leurs infâmes rejetons qui manifestent encore leur incompréhension totale de l'état d'esprit de la génération montante des seniors.
Et puis, un vieux, ça se sent tenu de montrer sa reconnaissance pour ces cadeaux à la con, ben oui, c’est poli un vieux, pas comme ces hordes de garnements d’aujourd’hui qui n’enlèvent leur casquette que pour dormir et qui ne céderont la place à personne dans le bus. Donc, bien obligé d’étoffer son expo "Souvenirs de vacances et Kitscheries en tout genre" dans des vitrines déjà fort encombrées, le vieux va devoir faire une place la miniature représentant vaguement une vache authentique mauve des Alpes, 100% plastoc prénommée affectueusement Milka, entre le soulier de porcelaine ramené d’Ibiza, le petit fanion en velours noir où Fréjus s’écrit en lettres d’or, et un gribouillis à la con par leur dernier petit-fils (le rejeton qu’ils sont obligés de garder pendant les vacances de Toussaint au lieu d’aller en croisière dans la Caraïbe…), quitte à pousser dans un coin cette ridicule lampe à fibres optiques offerte pour la Fête des Mères en 1986. ¤

Moi, ce genre de bibelots, c’est loin d’être ma tasse de thé et je ne tenais pas à infliger à nos proches (ni à leurs invités) la vue de nos deux bines mal réveillées au centre d’une assiette. DOnc, on n'a rien acheté, mais on s'en est mordu les doigts, quand on s’est dit que dans quelques semaines, on allait retrouver les invendus sur un stand aux Puces de Saint-Ouen. Et ben, je défis quiconque de pouvoir servir quoi que ce soit de bon dans ces assiettes, vu les faces de rat sous hypnose qu’on affichait.

Par Jazz - Publié dans : On veut des vacances !
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