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Lupismes

Mardi 14 juin 2005 2 14 /06 /2005 00:00

Le Loup est un être facétieux.

Il s'amuse d'un rien.
Vous lui mettez un pot de yaourt vide entre les mains et il en fait un appeau à crapauds.

Tout heureux, il me dit : "T'entends ça la Puce ? Il y a une grenouille à la maison".

Le pire, c'est que j'y ai cru.

Pour les crédits de cette photo, désolée, c'est un de mes fonds d'écran, je ne sais plus d'où je la tiens.

Par Jazz - Publié dans : Lupismes
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Lundi 27 juin 2005 1 27 /06 /2005 00:00

Samedi matin.
Réveil moite au sortir d'une nuit qu'un petit ventilateur a tenté de refoirdir en vain.

La chaleur, les allergies, la lumière qu'il sent derrière les rideaux, le bruit des commerçants qui s'affairent dehors sans lui ont eu raison du sommeil du Loup. Plus aucune trace de ce vert matinal qui me fascine, ses iris sont déjà tout marrons : il a les yeux ouverts depuis longtemps.

Il a fait un effort : rester au lit en attendant que ma nuit se termine, même s'il déteste l'inactivité de la grasse matinée. Le Loup sait que je déteste me réveiller seule € j'ai peur maladive de l'abandon, mais je me soigne. Comme Punky Brewster :
Maybe the world is blind,
Or just a little unkind ? 
Don't know.
Seems you can't be sure
Of anything anymore.
Although...
 €
.

Samedi main, je le vois qui sourit. Comme tous les matins. Je l'enlace paresseusement € ou plutôt, je lui balance un bras sur le bide €.

- Le Loup ?
- T'as bien dormi ?
- Oui, et toi la puce ?
- Vi.
- C'est bien.
- Le Loup ?
- Oui ma puce ?
- Tu sais que t'as de la chance de m'avoir ?
- Pourquoi ? € Goujat, tu pouvais pas répondre " Oui ? Mais j'ai parfois du mal à me rendre compte de tout ce bonheur ?" Pfff... €
- Ben parce que j'ai réfélchi, je veux une alliance simple. Sans pierre, sans diamants, rien. Un anneau simple.
- D'accord.

Rien d'autre, il détourne la tête, il est reparti dans ses pensées.

- Tu dis rien ?
- Ben non, pourquoi, qu'est-ce que tu veux que je dise ?
- Ben je sais pas, ce que tu en penses ? En plus, t'a tourné la tête avant que j'aie fini de te parler.
- Alors, qu'est-ce que tu voulais dire ma puce ?
- Que je voulais juste qu'à l'intérieur il y ait écrit le mot "amour".
- Hmm... D'accord.

J'ai l'impression d'être un gamin qui dérange papa dans la lecture de son journal. Mais il pose sa jambe sur moi, à la manière d'un judoka et déclare :

- Ben toi, t'as pas de chance, je veux une bague avec plein de diamants.
- Tu veux une bague de pimp Le Loup ? entre deux grosses crises de rire
- Ouais !
- Hmm... D'accord.

Ce garçon ne tourne pas rond. Mais il me fait bien rire.

Et puis, il sait qu'il n'y a rien à manger et il attend que, l'oeil endormi, le cheveu fou, la joue encore zébrée par les marques de l'oreiller, j'aille à la boulangerie d'en bas.

Je reviendrai avec les croissants, les pains au lait au sucre, les cannelés et la brioche, et comme tous les matins depuis toujours il aura dressé la table, préparé mon thé, versé un verre de bon jus d'o, apporté ma cuiller et mon couteau favoris.

Il me remerciera et depuis la cuisine, il me hèlera en me demandant si je veux un yaourt.

 

Samedi matin.
Petit bout de paradis.

Par Jazz - Publié dans : Lupismes
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Mercredi 27 juillet 2005 3 27 /07 /2005 00:00
Ce matin, j'ai enfilé un pantalon tout neuf.

Mon chéri me regarde et me sort :
- Dis donc, c'est un nouveau pantalon que tu as là ?
- Ouiiii
- Tu l'as acheté quand, pendant que j'étais pas là ?
- Non, hier, je t'ai dit que j'en avais besoin pour notre voyage...
- Ah, ben il te va bien ma Puce, il te fait de jolies fesses.
- (sourire béat).

Par Jazz - Publié dans : Lupismes
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Mercredi 18 janvier 2006 3 18 /01 /2006 17:19

Le Loup m'a assuré que les poches du jean qu’il s'est acheté sont cousues sous « l’équateur des fesses ».

Par Jazz - Publié dans : Lupismes
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Jeudi 2 février 2006 4 02 /02 /2006 13:12
Oui, Julia avait raison.
Oui, Bakemono avait raison.


Mon blog est passé à la télé. Et pas que l'en-tête, une partie de la note "Plus de taf, moins de blog" et d’une autre aussi, oui Madame !


Où ça ?
Dans + Clair, l'émission de Canal + qui décrypte les médias.
Ils ont dit des âneries, mais bon, j’endors mon sens critique and won’t bite the hand that feeds.



Heu... attendez, je n’ai pas de pression de clients, d’actionnaires ni de patrons. Les gens qui viennent ici le font, j’ose l’espérer en tout cas, parce qu’ils le veulent. Je suis libre de dire par exemple que dans cette émission que j’aime bien, ils ont laissé dire à une femme interviewée (je ne sais plus qui c’est) dans le sujet que le « log » dans « blog » venait de « se connecter à Internet ». Wrong answer ! C’est certes une acception du mot, mais un log, c’est aussi un journal de bord, un répertoire d’entrées et de sorties, etc. Mais bon. Tout le monde a droit à l’erreur, les blogueurs et initiés auront rectifié d’eux-mêmes, et ceusses qui ne savent pas auront en tout cas une idée plus précise de ce que c’est que ce truc que les d’jeuns qui utilisent les nouveaux minitels pour aller sur le 3615 Veb y écrivent en « est-ce MS » dedans, comme quand ils se causent par « l’hyène » sur « Aime Arsène » par exemple. Probablement pour dire des cochonneries encore. Y’a pu d’jeunesse, moi j’vous l’dis !

Ont-ils dit autre chose ?
En fait après l’apparition de mon en-tête, j’ai eu du mal à me concentrer, tellement la folie m’envahissait. Ce n’est rien que de la vanité, mais ça m’a fait plaisir.

J'ai réussi à obtenir du Loup qu'il m'enregistre une rediff, sans qu'il pose trop de questions.
- Le Loup, tu peux m’enregistrer le + Clair de cette semaine ?
- Pourquoi tu veux la voir ?
- Ben parce que j’aime bien cette émission. Tu l’enregistreras ?
- Ah bon ? Je pensais que tu n’aimais pas particulièrement.
- Ben non, tu vois, j’aime bien râler contre les sourcils du rebeu des indiscrétions, les esquives de la blonde d’Arte, mais j’aime bien ce qu’ils racontent.
- Ah bon ? Mais pourquoi tu veux voir celle-là à tout prix ?
- Heu… Il paraît qu'il y a eu un truc intéressant et je ne sais pas de quoi il s'agit.
- Qui t'a dit qu'il y avait un truc bien ?
- Ben... heu... un... heu... des collègues !
- Et pourquoi tu leur a pas demandé ce qu'il y avait de si intéressant ?
- Pfff. Ils étaient en train de discuter de ça de manière très animée, en mangeant et je ne voulais pas les interrompre. C'est tout.
- Bon, OK.
Ah, ben quand même, c’est pas trop tôt !
Je ne sais pas ce qui lui a pris, d’habitude, il ne pose pas autant de problème. Je lui demande un truc, il fait sans broncher. Mon pouvoir du Jedi, une fois de plus m’a encore failli ?
Sursaut de curiosité ? Soupçons ? Sentait-il que je cachais quelque chose ?

J’avais le choix entre compter sur mon pouvoir de persuasion du Jedi ¤ trop inefficace ¤, de dire la vérité ¤ trop risqué ¤ et d’inventer un bobard crédible ¤ mieux, quoi que moralement répréhensible ¤
Ben ouais, je ne pouvais pas lui dire que mon blog était passé à la télé. Il ne doit pas savoir. Il en est resté au tout premier blog dont j'ai eu le malheur de lui donner l'adresse, parce que je me suis dit que son avis était important, que l'honnêteté dans le couple tout ça, qu'il n'y jetterait q'un oeil discret. Mais voilà qu’il lisait tout, analysait, et m’en parlait après. Du coup, je perdais ma liberté éditoriale : sous son regard, plus possible de pester contre lui, hors de question de me plaindre, d’exprimer ce que parfois je préfère taire mais qui ne posera plus problème une fois écrit, ne parlons même pas de modifier mes versions des faits sous un jour plus favorable pour moi ! J’étais tenue à l’objectivité.

Donc, j’ai menti.

Bien entendu, il aurait pu enregistrer l'émission sur une cassette d'une heure que j'aurais vite cachée en prétendant que je ne sais pas où elle a pu passer car bien des choses disparaissent dans notre appart' avant de refaire surface quand on n'en a plus besoin du tout, en nous narguant effrontément.

Mais non, trop facile.
Inconsciemment, il a voulu me faire payer pour mon mensonge.

Pour me rendre la tâche plus difficile, ce couillon a commis l'irréparable : utiliser une cassette de cinq heures. Une de celles sur lesquelles nous enregistrons nos émissions quand nous partons en vacances. Et je sais qu'un épisode de l'Île du Top Model ou de la Koh Academy viendra écraser les précieux centièmes de secondes où j'aperçois le haut de mon blog...
Et si d'aventure j'envisageais de rendre la cassette de cinq heures invisible, le simple fait d'imaginer la colère du Loup quand il cherchera cet objet rare met fin à toute intention fourbe.
Vous croyez que je suis une mauviette, que je devrais tout faire pour préserver la pellicule où sont gravés ces quelques courts instants que m'avait prédits Andy W. ?
Oui, m'enfin, bon, c'est pas vous qui aurez à supporter un Loup en train de jurer intérieurement jusqu’à ébullition, de mettre la maison sans dessus-dessous en prenant une voie suraiguë pour dire « p*tain, elle est où cette p*tain de cassette ? », « comment elle a fait pour disparaître… Je ne comprends pas ! Je ne comprends pas ! C'est le triangle des Bermudes ici ! », le voir devenir fou tout en sachant que c’est ma faute. Non, c’en est trop pour moi. Mais bon, le Loup, il est nul en cherchage. Vraiment nul. Je sais, je vis avec, hein. Quand ce ne sont pas les clés, c’est la carte bleue, ou le CD de tel artiste, ou son pass Navigo. Le pire, c’est qu’il cherche à l’endroit où il faut, il brûle, mais ne trouve pas tellement il est nul en cherchage.
Pour ma santé personnelle, je préfère l’aider à chercher, ce qui prend en général 10 secondes chrono en main, sauf les fois où il trouve avant moi, sans rien me dire évidemment, me laissant ainsi seule dans une quête inutile, jusqu’à ce qu’il me dise :
- Tu cherches quoi ?
- Ben, comme toi le Loup : tes clés/ton badge/ton lacet droit/ton téléphone portable éteint/ta tête.
- Mais c’est bon, je l’ai trouvé.
- Tu pouvais pas le dire avant ? Ca fait 10 minutes que je cherche pour rien, tu m’as fait râter un moment crucial dans mon émission. Pfff. Re-lou !
- Ah, je ne savais pas ma puce.

- Tu croyais que je soulevais le matelas pour me muscler, ou quoi ?
- Désolé.
- Bon, pas grave. ¤ gros nase que j’aime ¤


Voilà, si j’avais dit la vérité, je n’aurais pas pu écrire cette note par exemple.

Par Jazz - Publié dans : Lupismes
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Lundi 13 février 2006 1 13 /02 /2006 12:34
J’ai développé une sensibilité exacerbée à quelques lettres mises ensemble, bien arrangées à qui la vie a été insufflée par l’offrande d’un petit bout d’âme. Les mots me charment. Un seul mot, je bascule. Pourtant je ne m’en laisse pas conter.
Quand le Loup s’est emparé de mon cœur, les mots ont été ses armes les plus douces et les plus efficaces. Il m’a dit que pour moi, il allait trouver le temps.
Ce n’est rien, un peu de temps, jamais rien d’autre qu’un peu de temps, quelques heures, quelques minutes, des secondes qui s’envolent et ne reviendront pas. Mais pour celle que j’étais, celle qui sortait de deux relations longues et éprouvantes, où le temps lui était toujours arraché, volé, et parfois, parfois seulement, alloué avec parcimonie, c’était le monde entier, c’était inespéré.

Avoir un enfant avec le Loup, bien que j’en parle beaucoup, ce n’est pour moi qu’une lointaine réalité aux contours un peu flous, une plaisanterie, une exigence pressante de ma mère, une pub Benetton, un prénom aux airs surannés. J’avais d’ailleurs décidé d’arrêter d’évoquer le sujet parce que finalement, il fallait encore attendre que le Loup ait une situation plus stable, que de toutes les façons, je n’étais pas prête, que ça n’urgeait pas. Et puis, je voulais savoir si lui allait mettre le sujet sur le tapis, même en badinerie.
Je lui avais fait promettre qu’il me ferait signe le jour où il voudrait qu’on s’y mette, lui qui ne veut pas me brusquer, lui si « easy-going », lui qui sait si bien comment s’y prendre pour que JE prenne les devants.

Mardi Soir.
Donc, j’avais décidé de ne plus initier de conversation sur le sujet depuis… oh, trois bonnes minutes quand, au détour d’un dialogue anodin, il est venu imiter les premiers pas de notre future fille. J’ai ri de bon cœur, rassurée de voir qu’il en parlait de son propre gré.

Samedi.
Le Loup avait beau vouloir se la jouer cool, je savais qu’il reprenait espoir, un retournement de situation le rendant indispensable au boulot, il serait peut-être même CDIsé en septembre. Il se remettait donc, prudemment, comme en cachette, à consulter les annonces immobilières que son CDD renouvelé nous avait fait abandonner en décembre. J’aimerais bien que l’incertitude qui préside à son avenir professionnel cesse un peu, pour lui, pour qu’il souffle enfin comme il le mérite, pour qu’il soit plus serein, et puis aussi, un peu, pour que nous puissions réaliser nos projets, acheter un appart’, faire un bébé. Je parlais, il comprenais et essuyais mes larmes.

Un peu plus tard, au MégaMagasin de la Vierge Britannique, j’avais aperçu le livre L’odyssée de la Vie tiré du documentaire éponyme diffusé sur la 2. Je me suis jetée dessus pour vérifier que les images reflétaient bien la mauvaise humeur lisible sur le visage lisse du fœtus en 3D. J’informais le Loup que ce serait bien le genre de livres qu’il pourrait m’offrir pendant ma grossesse. Lointaine réalité pour moi. Lointaine, si lointaine que je me disais in petto et ridens que d’ici là, je pourrais probablement lire ce bouquin en hologrammes. Et puis le choc m’a secouée. Il a juste dit, sur ce ton rassurant :

« On va avoir un bébé, bientôt. »

En temps normal, j’aurais vite fait de lui demander « T’as du retard? », ou « Qui est la mère ? », me réfugiant dans la dérision.
Mais là, au milieu des escaliers, dans ce grand magasin où tout avait disparu sauf lui et moi, j’ai compris. Immobilisée. Mon cœur s’est arrêté. Sa phrase rebondissait contre les parois de mon crâne trop petit pour tout contenir, et sensation familière, les digues qui ont menacé de craquer sous la pression de mes larmes, ont laissé s’échapper deux trois gouttelettes têtues.

Avec un mot, le Loup, qui est père depuis toujours dans sa tête, m’a rapproché de la maternité. Avec un mot. Bientôt.




____
[edit de 16h48 : non, je ne suis pas enceinte, non non non, rien n'a été prévu pour les six prochains mois, non, c'est juste que les contours de la réalité qu'est une grossesse ensemble semblent moins flous... Ca veut dire que bientôt, nous pourrons envisager cette possibilité de manière plus concrète, mais pour l'instant, pas la peine de préparer de baby-shower !]

Par Jazz - Publié dans : Lupismes
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Mardi 14 février 2006 2 14 /02 /2006 15:46
Reçu aujourd'hui, coup de fil du Loup.

Compte-rendu partiel et partial de la conversation assez fidèle à sa teneur.

- Dis donc, tu sais que tu as failli faire crever les poissons ?

- Ah, bon, zut ! ¤ je savais que quelque chose clochait puisque ces crève-la-faim boudaient anormalement les nombreuses billes à la surface -- j'en avais mis trois fois trop --  et se rangeaient en bataillon calme au fond de l'aquarium pour digérer alors qu'en temps normal, ils jouent les exocets ou se coursent comme des dingues entre les plantes.  ¤ Voilà qui n'arrange apsa mes affaires, comment voudra-t-il faire des enfants avec une personne qui ne sait même pas nourrir ses poissons ? Je ne suis qu'une piscicide ! ¤ Dis, sinon, tu veux manger quoi ce soir pour marquer le coup ?

- Pfff... Je sais pas, choisis.

- Bon, OK.

- Sinon, je t'aime. ¤ trop tard, j'avais déjà raccroché ¤


Encore une fois, me suis fait avoir, Loup profitant honteusement de ma culpabilité pour me laisser dans le pétrin après avoir décliné mon invitation  au restal -- si pratique romantique.
Vais devoir trouver une idée de menu un peu chouette et festif qui convienne à ses papilles gustatives si délicates et sélectives, ET me fader la préparation. Il va se taper la vaisselle, mais c'est si peu cher payé...

Je l'aurai un jour, je l'aurai.
Par Jazz - Publié dans : Lupismes
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Mardi 2 mai 2006 2 02 /05 /2006 16:42
God only knows what I'd be without you,
God only knows what I'd be without you,
God only knows,
God only knows...

Les Beach Boys se taisent, l'épisode* commence...
Bill Henrickson (Bill Paxton), regarde sa première épouse Barbara (Jeanne Tripplehorn)
avec un amour débordant. Elle est belle dans cette petite robe simple, elle a de la
répartie, du charme, elle sait gérer une famille, ils sont ensemble depuis longtemps...


Je m'exclame :
- Quel acteur ! Ce regard qu'il a ! Non, vraiment, Bill Paxton arrive à me faire croire
qu'il est amoureux de Jeanne Tripplehorn !
Comment fait-il pour paraître si amoureux.
C'est tout en subtilité, en nuances, un regard, pas un mot, et voilà... Il est fort !
Je dis bravo.



Au fond de moi, j'envie l'être que l'on aime ainsi avec un regard qui en dit long...
Mais ce n'est que de la télévision.

Peut-être qu'il pense à sa femme.
Peut-être s'est-il tellement investi de son personnage, qu'il est devenu Henrickson le
temps d'un épisode, d'une saison, entre "Action!" et "Cut! That's a wrap for today!"
le Bill Henrickson amoureux de Barb.

Mouais. ce doit être ça.

- Non, mais regarde le Loup... Tu ne trouves pas ça incroyable ? Comment fait-il
pour avoir CE regard-là ? Moi, j'y crois ! A fond ! Ca respire l'amour ces yeux-là.


- C'est simple, me répond le Loup très sérieux. Il s'est inspiré de moi.
Il est venu m'observer pendant quelques jours. Là, il a compris qu'il n'arriverait
jamais à avoir la même intensité, mais il s'en rapproche assez bien.



Trop fort ce loup...


* Je vous recommande Big Love, série produite par Tom Hanks, sur la vie d'un polygame discret un
peu en marge de la communauté mormone en Utah, de ses trois épouses et de leurs sept enfants...
Attention, ce n'est pas une comédie !
Par Jazz - Publié dans : Lupismes
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Mercredi 17 mai 2006 3 17 /05 /2006 18:20
Le Loup est habitué à m’entendre débiter des imbécillités avec un sérieux inébranlable.

La deuxième fois que j’ai rencontré les Parents Loup, c’était chez eux, dans leur jardin, autour d’un bon petit repas.
Ils avaient invité la grande-tante et le grand-oncle du Loup.

Ils étaient très gentils avec moi, me posant des questions sur le rhum, les différents sables, les alizés, et puis… mon travail. C’est Grande Tante qui s’est montrée curieuse...

- Et vous êtes de heu…
Non, je rigole, ça c’était les notes d’avant…

En vrai, elle a dit :

- Et vous faîtes quoi dans la vie, Jazz ?
- Heu… Aïe…
- Pourquoi « aïe » ?
- C’est que… je suis… strip-teaseuse.
- Ah. C’est vrai ? Mais c’est un métier comme un autre.

Pas bégueule la grande-tante…
- C’est vrai, vous avez raison mais tant de gens sont surpris. Je n’ai pas vraiment le corps pour.
- Mais non, qu’est-ce que vous racontez ?
- … merci, c’est gentil.
- Alors comme ça, vous dansez ?
- Hé oui, c’est comme ça que je gagne ma vie.
- Hé bien, tant que vous gagnez votre vie honnêtement…
- Non, en fait, je fais quelque chose de pire : je travaille dans une agence de communication.
- Ah… C’est bien aussi.

S’ils étaient déçus que je ne sois pas lap-danseuse, ils ne l’ont guère montré.
Loup Mère et Père qui jusqu’alors avaient soigneusement évité de se regarder pour ne pas pouffer pendant mon canular ont ri de bon cœur, rejoints par Grand Oncle et Grande Tante, bon joueurs.

Le Loup, mon troisième complice silencieux, dans cette blagounette, s’est contenté de sourire, secouant la tête l’air de dire « ah la la, tu racontes vraiment n’importe quoi mais je t’aime bien quand même, va ».

Il n’a pas vraiment  mérite d’avoir marché dans la combine, il est immunisé et s’attend à tout de ma part.

Par Jazz - Publié dans : Lupismes
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Vendredi 2 juin 2006 5 02 /06 /2006 15:00
Le Loup me dit que ces nouvelles lunettes ont tendance à glisser le long de son nez ¤ qu'il a très droit et très beau ¤ :


- Et puis, tu sais, mon nez graisse...
- Non, ma.
- Quoi, ma ?
- Ben ma.
- Mais ma quoi ?
- Ta nez graisse.


Le Loup, il n'a même pas rigolé.
¤ Parfois, ce type n'est pas drôle. ¤
Par Jazz - Publié dans : Lupismes
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Je suis
- Jazz
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- folle d'un Loup un peu dingue,
- assez vieille pour être ta soeur, si si,
- à la recherche de tout un tas de choses (sa vocation, le bonheur pour ses amis, un loft parisien abordable, des chaussures belles et ou marrantes et/ou confortables, de bons sujets pour nourrir ce blog...),
- presque quotidiennement sidérée par un truc ou un autre,
- un peu fantasque parfois, d'où ma tendance à écrire des apartés en ¤ rose ¤
.



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