Mercredi 10 mai 2006

¤ Evidemment, si vous êtes un homme, il vous faurda faire un effort supplémentaire pour apercevoir la flèche jaune qui indique l'ouverture facile. ¤
Jeudi 4 mai 2006
Je ne suis pas très jeux vidéo.
Sortie de Tetris ¤ merci
Alexey Pajitnov ¤, moi, je suis perdue.

Je suis bonne copilote, j'indique les directions à prendre, le moyen de résoudre des énigmes, mais mettez-moi une manette entre les mains et vous êtes certains de perdre tout le bénéfice de trois heures de jeu.

Un jeu de bagnole ?
Mon plaisir est de balancer les bagnoles à la baille ou dans les panneaux.
Le Loup n'est pas franchement impatient que j'apprenne à conduire.

Un jeu d'aventure ?
Le Prince of Peurcha, je l'envoie se faire empaler sur les trucs pointus au fond des trous en trente secondes chrono.

Un jeu avec les frères plombier ?
Oui, mais je lis tout le manuel dans toutes les langues avant pour être certaine d'avoir tout compris, et puis il y a tellement de boutons que quand il faut appuyer sur R pour accélérer, le temps que je retourne la manette, trouve ledit potard, et exerce sur lui la pression attendue, hop, je me retrouve en train de patiner dans le bide d'un méchant.

Non, je suis super nulle aux jeux vidéos, une bulle, un zéro, le Loup et tous les mâles de ma famille vous le diront.



Peu importe, ce soir, je joue à Pikmin 2.

Un jeu tout gentil, pas violent où tout un tas de petites créatures qui ne demandent qu'à vous aider vous suivent en fredonnant.
Si on les traite bien, elles fleurissent.
Non, ces petites bouilles sont tellement craquantes. Impossible d'y résister.

C'est très peace, très zen, très coloré.
C'est bon pour moi.

¤ des fois je me dis que ça vaudrait presque le coup que le Loup soit absent plus souvent, pour que je joue peinard ¤
Mercredi 1 mars 2006
J'avais déjà ça












et ça


















et ça aussi



















maintenant, je veux ça

















à voir sur le site ban-dit.




Y'a pas d'raisons !


¤ pour tous les généreux donateurs, merci pour elle, je chausse du 41, et je préfère le modèle rouge ou le blanc, à défaut. ¤




Lundi 16 janvier 2006
Des jours que j'espérais ça.
Des jours.

Et enfin, ce matin, la météo l'a annoncé :
cet après-midi,
il pleut,
il mouille,
c'est la fête à la



Pourquoi me réjouir du temps humide, qui rend les trottoirs propotiatoires aux chutes, allonge la durée de mon rhume, ajoute un peu à l'odeur de moisi des autres passagers du bus ?

Simple.
 
Mes collègues ne partageant pas mes goûts et mes occasionnelles fantaisies vestimentaires, certains de mes informaticiens préférés allant même jusqu'à considérer qu'un vieux t-shirt publicitaire troué sous un pull informe tout aussi délicatement aéré sont les éléments tout à fait acceptables d'une tenue décente au travail, j'ai préféré compter sur un jour pluvieux pour justifier au boulot le port de mes dernières trouvailles : mes bottes de pluie qu'elles sont trop belles.

What a glorious feeling, I'm happy again...


Si je voulais vraiment faire un personal fashion statement, j'aurais eu les ovaires de les porter avant, sans attendre les prochaines gouttes, mais parfois, ma lâcheté et mon horreur des conflits m'empêchent de faire valoir mon droit à la différence. ¤ Ca et le fait de ne pouvoir remettre à sa place les auteurs de remarques déplacées sur mon accoutrement, parce que je suis dépendante de mes collègues pour tout, que sans eux, je ne peux pas travailler, donc, le plus souvent, c'est triste, je m'écrase en rêvant secrètement que je mène des expériences scientifiques pour déterminer avec certitude l'écartement maximum entre leurs gonades. Ah, comme il est loin le temps où je pouvais porter un pantalon léopard, des bagues ridiculement grosses et des coiffures excentriques sans craindre de rafales ennemies à la liberté de l'expression personnelle par l'apparence, ni de nourrir des pensées aussi sadiques. ¤

En même temps, je m'en fous des critiques, mes bottes je les trouve chouettes et ELLES SONT CHOUETTES, un point c'est tout. ¤ le premier qui dit le contraire, je lui claque le beignet ¤



The sun in my heart, and I'm reaaaaaaaaaaaaaaaaady for love !


Tamtadamtam tamtadamtatadamtadam...
Jeudi 21 juillet 2005
Imaginez...
Vous habitez avec la personne que vous aimez, vous gagnez tous deux des revenus comparables, vous consultez l'autre pour les décisions d'achat (surtout les trucs importants), vous avez chacun vos domaines de prédilection et d'expertise, vous partagez les tâches ménagères, vous payez les factures à deux, vous vivez comme des associés 50-50.

Et voilà qu'on vous demande un jour, sous couvert d'un sondage en apparence anodin de répondre à cette question :


Alors, c'est qui est le chef (de famille), hein ?

Je vois qu'on cherche encore insidieusement à imposer la prééminence d'une figure de chef unique et incontesté dans un couple, une famille...

Pfff...

¤ en plus, je ne me rappelle plus ce que j'ai répondu du coup ! ¤
Lundi 27 juin 2005

Le début de la note

 

J’imagine les réunions marketing chez les fabricants de serviettes hygiéniques :

 

- Bon, voilà, c'est tout pour le face-lift du packaging « buvard » pour la cible Loliteens-10ml-and-below.

- Super Miss, now, passons aux utilisatrices cœur-de-cible.

- Merci Jipé. Comme vous le savez, il ne faut pas brusquer nos clientes, c’est hyper-touchy, ç’est private, voyez ?

- T'es pas un peu assertive sur ce coup-là, Rich' ?

- Non, justement, chaque changement mal négocié dans leur rapport à la marque peut-être déceptif. C’est pour le moins ce qu’indique le dernier bench’ chez nos competitors. Les best-practices ne mentent pas.

- C'est vrai, à vouloir trop en faire, on risque de défidéliser nos clientes, et enclencher de ce fait un process de non-reconnaissance abandonatoire créant du... du... ?

- Du désespoir ?

- Non.
- Du suicide massif au département Sales de la boîte ?

- Non.

- Du churn !

- Bravo Shirley, une prime pour toi, t'es la première à avoir bien répondu !

Le churn en, l'occurence, c'est au profit des sharky new intrants, avides de pdm, or, le groupe ne sera pas toujours là pour nous back-upper, depuis les récentes M&A, le cash-flow est vraiment down et puis S&P ne nous épargnera pas.

Le churn, c'est la fuite, et on le sait bien : la fuite, c’est aussi notre plus grand ennemi ! Ah ha !
- Trop bonne ta blague Rich' !

- Merci Shirley ! Ma reco : on garde le pace d’une innovation majeure tous les 10,09 ans pour respecter le cycle produit et nos clientes. Voilà Jipé, j'ai fini.

- OK ! Thanks ! Allez, on fait un break sauf toi le stagiaire là, dans le meantime, ce serait nice si tu pouvais uploader les slides du report pour le board de next week depuis mon folder. Le chairman EMEA nous challenge déjà sur notre campagne de couponning.

 

Bon, sachez-le vous autres industriels de la protection féminine, on est prêtes, plus que parées à recevoir le produit ultime : « The » protège-culotte anti-bactérien, adaptable string/culotte, noir (voire transparent), biodégradable en 1 mois, avec voile fraîcheur intégré, et micro-diffusion d’aromathérapie pour nos nerfs si fragiles en ces périodes. € Ainsi, chaque croisement de jambe pourrait rendre le monde plus zen. Le top, je vous dit. €

 

Je trouverais ça plus utile que le déo anti-transpirant 3 jours.

C’est pour qui ce truc ?

Les Cradingues ? € Non, ils s’en foutent de puer ou pas. €

Les gens qui font Paris-Londres dans le sens des aiguilles d’une montre pour le fun ? € Non, dans l’avion, y’a des salles de bain en marbre, ou au pire, des essuie-doigts pour après le homard qui, commodes, se transforment volontiers en lingette pour le corps. €

Je ne vois donc que les détenteurs d’otages ?

Eh oui ! Retenir les gens prisonniers, oui ! Gaspiller une eau précieuse en leur permettant de se laver lavant quotidiennement, non !

Maintenant, un otage a le droit de se laver tous les 3 jours parce que le déo 72 heures masque bien les odeurs !

Lundi 27 juin 2005

Quand j’ai commencé à avoir mes règles, la révolution Always n’existait pas.

 

1,5 cm de ouate mal agglomérée sur une large large large bande entourée de voile Pas d’anti-bactéries, pas d’ailettes de protection, pas d’extra-longues, pas de super-fines, pas d’ultra absorbantes, un voile rêche € genre papier de verre € mais fragile qui assure un écoulement irrémédiable du sang vers les bords de vos dessous, ni parfumé, ni spécialement tissé pour concentrer le flux. L’adhésif était aussi collant qu’un mec qui ne vous aime plus, alors qu’on sait bien que : serviette mal fixée = fringues imbibées.

 

Bref, aucun confort, une paranoïa aiguë dès que vous tournez le dos à quelqu’un, un contrôle technique toutes les cinq minutes € et à chaque passage devant une surface même vaguement réfléchissante €, un sac qui a triplé de volume à cause des couches de rechange, et le risque de se taper l’affiche comme les pets de Dame Auclesse.

 

Comme si avoir ses règles n’était pas encore assez inconfortable pour une novice comme moi, non, il fallait en remettre… une couche !

 

D’accord, nos grand’mères pouvaient déjà envier les progrès de cette époque pré-always.

A l’âge où la nature leur permettait encore de faire tourner les mayonnaises ou les chodo* une fois par mois, c’était de vraies serviettes qu’il fallait laver et étendre de sorte que les voisins savaient qui était devenue « jeune fille » et qui ne l’était plus.

D’ailleurs, combien de jeunes femmes sont rentrées chez elles, accueillies par une raclée de leur père, se faisant traiter de bôbô**, questionnées sur leur emploi du temps des dix derniers mois € on n’est jamais trop prudent €, parce que le voisin, M. Untel, n’avait pas vu une ribambelle de serviettes sur la corde à linge depuis fort longtemps ? Beaucoup !

 

Mais bon, Always, Vania et leurs copines ont encore quelques défis à venir.

La plupart des serviettes hygiéniques sont, pour une raison qui m’échappe, aujourd’hui encore, toujours plus large que l’entrejambe d’une culotte € même de celui d’une culotte-bâche de grand-mère… j’ai vérifié €

Les ailettes anti-fuite ne servent à rien d’autre qu’à vous tâcher sur une surface plus étendue.

Les protège-slip ont l’air d’avoir été baptisés par des mecs (ou des gens soucieux de l’économie d’encre et d’espace sur l’emballage) : pour info, nous, on porte plutôt des culottes, donc : protège-culotte. Logique.

 

Ceux-là, ils en ont fait des noirs, des profilés pour les strings, des parfumés, d’autres qui s’adaptent aux strings et aux culottes.

Mais pas de convergence entre les produits, non, non, non… N’allons surtout pas trop vite. Ne répercutons pas toutes ces trouvailles partout ni tout de suite.

 

la suite...

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* chodo : mot créole désignant une boisson antillaise ressemblant un peu à de la crème anglaise très parfumée, servie traditionnellement lors des baptêmes ou de premières communions. (Mais c'est plutôt guadeloupéen, en Martinique, on sert plutôt un bon chocolat chaud épais avec du pain au lait.)

 

** bôbô : mot créole signifiant fille de mauvaise vie, traînée.

 
 
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