Monkey Business (Siam Part. 12)
Nous remontons dans le car pour aller à Lopburi, à 70 km de là.
En route, notre sémillant guide demande au chauffeur de s’arrêter : il y a… une rizière !¤ une parmi les 1876 que nous avons vu depuis notre arrivée, alors, pourquoi son choix s’est-il porté sur celle-là ? Mystère ¤
Nous descendons tous pour aller cueillir du riz.
C’est la première fois de ma vie que j’en vois d’aussi près à l’état naturel, enfin, dans une rizière quoi.
Eh bien, je peux vous dire, que c’est bas, genre bas comme au niveau du sol.
Chai nous dit tout sur la culture du riz et en profite pour nous apprendre que le massage thaï tire ses origines de l’agriculture : autrefois, les parents revenant de la rizière souffraient de douleurs aux lombaires et aux dorsales que seules un bon massage pouvait soulager. Tu m’étonnes.
Il paraît qu’il connaît une bonne adresse où nous pourrons nous faire masser pour notre plus grand bien-être. Je n’attends que ça.
Nous voici à Lopburi, ville connue pour les singes qui y évoluent en toute liberté.
Ils sont partout, dans la rue, réglant la circulation au carrefour, sur le toit des boutiques et à l’intérieur des maisons malgré toutes les précautions prise par les commerçants et les habitants. Mais il faut l’avouer, ils adorent ces petits animaux et les chassent toujours avec tendresse et bonne humeur, car ici, les singes sont adorés : ce sont les fils de Hanuman, le singe ami de Rama I, premier roi du Siam, et puis, ils attirent les touristes qui viennent les voir évoluer en toute liberté en milieu urbain.
Le QG de ces primates au regard troublant d’humanité ?
Un temple khmer, le San Phra Kha qui a trois chédis.
Nous achetons des fruits de lotus pour nourrir nos nouveaux amis et ils ne sont pas bégueules, ils tirent tout ce qui dépasse et les intrigue : lunettes, appareils photos, cheveux longs et culottes qui dépassent du pantalon ¤ voilà qui règlerait vite fait le problème des strings et des caleçons à l’école, moi, j’vous l’dis… ¤.
Ils ont si proches de nous, quelques chromosomes, quelques gènes seulement nous séparent et leurs expressions sont les mêmes que les nôtres et je m’attends presque à les entendre parler. 
L’un d’eux est obèse. Il se goinfre d’œufs, de cacahuètes, de tamarins, de tout ce qui lui tombe sous la main.
Ah qu’il est doux de ne rien faire quand tout s’agite autour de vous : singes curieux, touristes avides de photos, fidèles en train de prier dans le temple d’à côté.
(dautres photos sur Flickr)

