Dam didou didam...

Publié le par Jazz

Je suis d'humeur maussade en ce moment.

Petite, je cachais mon anxiété, ma timidité et ma peur de l'abandon derrière de grands sourires et des accès de folie. Je m'évadais, je me cachais.

Ado, je suis devenue très soupe au lait. Vraiment très colérique, énervée pour un rien, prompte à la détente, prête à sauter à la gorge des gens. Et puis, hop ! Toute cette humeur retombait aussi vite qu'elle était montée.

Maintenant, je crois que je retombe en enfance. C'est vrai, la chute est minime, l'enfance n'est pas si loin.

Les sourires qui masquent ma colère forment autant d'écailles qui renforcent la petite carapace que je me crée. Je fais la tortue, la tortue, c'est moins con que l'autruche qui laisse son popotin bien en évidence quand elle enfonce la tête dans le sable. Pfff. Pouffe à plumes !

Je m'interroge sur mon métier. Sur ma personnalité. Sur ma sensibilité exacerbée par moments.
Je me dis que je ne serai jamais une bonne mère parce que je ne sais pas.
Je culpabilise pour un rien.
Je m'accroche comme une dingue à mon homme et à mes amis. Mais je ne tiens pas debout.
Je ne suis pas une femme debout.

Je suis, au mieux, accroupie.
Moi, je veux être debout.
Et je suis impatiente.

J'ai l'espoir que ça ira mieux, et je me dis que je flanche parce que le boulot me rend dingue, pas tant à cause de la masse que de la nature même de ce travail, et l'environnement, et les gens, et puis tout.

J'ai parfois envie de craquer et de filer ma dem'. Pour de bon. Mais je n'ai pas de couilles.

Je doute, je doute, je doute et je doute encore.
Après, je doute.

Le sentiment d'être inadaptée qui me poursuit depuis toujours. Il est là. Sur mon épaule. Lourd.
Il me murmure des reproches, me dit que je ne suis pas assez bien, et qu'en plus, je n'arrête pas de me plaindre comme une râleuse qui veut faire l'intéressante.

Je ris encore, je trouve de la drôlerie un peu partout. Mais quelque chose en moi est triste, et moi seule peut l'atteindre.
Les blessures que je croyais fermées s'ouvrent sans prévenir.
Je vois la photo d'un père et mes paupières deviennent des cuves prêtes à déborder.

Je suis en train d'abandonner. Je refuse de courir. Je dis stop pendant un temps.
Juste pour reprendre mon souffle et repartir de plus belle.

Oh la la, tant de "je".
Et vous ? Comment allez-vous ?
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Publié dans monblognotes

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J
@Cohen : Heu.. mas de rien (mais de quoi il parle, enfin...) Le truc embêtant, c'est qu'à force de me regarder le nombril, j'ai mal au cou... Rhôôôôlala...<br /> Jamais contente, moi.<br /> <br /> @Jid : OUi, mais c'est pour la bonne cause, et si j'étais toi, je me tiendrais à carreau, parce qu'une femme à la merci de ses hormones est une arme biologique dangereuse qui peut t'envoyer chercher des fraises au chocolat suisse en robe de nougatine bien craquante/fondante pendant une bonne grêle. tout ça en débardeuyr et tongs, bien entendu, sinon, c'est moins drôle... Et si t'es pas content, ni conciliant, elle a le pouvoir de te faire culpabiliser dans une mesure que tu n'imagines même pas. Alors, ça vient ces fraises ???<br /> <br /> @Jad : Mouais, C'est ce que je vais faire. Bon conseil comme toujours du sage, honorable (et bien vieux) Maître Jad. :o)<br /> <br /> @Dulce Locura : Ce que tu as écrit me touche vraiment. Je recommence à me bouger les (grosses) fesses ! Merci à toi !
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D
Beaucoup de "je" et alors, c'est à ça que ca sert un blog. Et puis il faut de temps en temps. <br /> je comprend ta période de doute, d'envie de tout arrêter, de toujours se sentir différent, de se sentir mal et de culpabiliser de ressentir les choses de façon hyper sensible....<br /> <br /> J'vais pas te dire que ca passera parce que c'est con de dire ca. Juste qu'il faut que tu te battes, que je pense qu'on peut etre une bonne mère même si on n'a pas le mode d'emploi (avec mes rapport difficiles avec ma mère, j'ai souvent penser à me faire stériliser)<br /> <br /> je pense aussi que tout est possible mia squ'il faut simplement en faire X fois plus que d'autres. Tu te sens fragile, tu fais la trotue mais au fond, je me demande si tu n'es pas plus forte que d'autre. <br /> Il faut que tu te remotives, que tu penses à où tu veux arriver dans la vie, repirer un grand coup, essayer de faire passer la grosse boule dans la gorge et repartir de plus belle.<br /> <br /> De ce que j'ai lu de tes écrits jusque maintenant, je suis persuadée que tu peux arriver à réaliser tes rêves.
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J
hé prends tes baskets et va t'aérer ...
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J
ben moi ça va, enfin autant qu'on peut avec une femme à la sensibilité exacerbée (ça veut dire de sacrément mauvaise humeur!)
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C
C'est bien, comme ça on est deux à se regarder le nombril en grognant. Merci ma grande.
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