La main dans le pot
Quand j'étais petite, j'étais persuadée que mes parents étaient très cons.
Alors, puisque ces abrutis croyaient au Père Noël, je pouvais très bien faire baisser le niveau de Nutella dans le bocal en totale impunité.
'sont tellement cons, 'vont pas s'en rendre compte...
Alors, peinarde, les pieds nus ¤ pour un enfant, les pieds nus, c'est l'équivalent du mode furtif, d'un camouflage de ninja, ou de la technique d'exploitation des angles morts ¤ j'allais m'enrober deux ou trois doigts de pâte à tartiner aux noisettes qu'elle-est-bonne-pour-votre-enfant-qu'il-va-mieux-grandir-que-s'il-avait-bu-deux verres-de-lait.
Ni vu, ni connu.
Mon raisonnement était implacable :
- je suis marron,
- le Nutella, c'est marron,
>> Donc même si je me tape une sacrée moustache, personne n'y verra rien.
Hé hé ! Plan diabolique.
Je pensais presque toujours à remettre mes chaussons ¤ à l'envers souvent ¤ pour paraître aussi angélique et innocente que possible.
Je ne négligeais pas non plus de gober un kiri ¤ me rendant donc coupable d'un autre méfait, même si celui-ci était moindre aux yeux des parents qui ne voyaient pas d'inconvénient à ce que je chipe un produit laitier ¤ pour ne pas garder l'odeur caractéristique du Nutella dans la bouche.
Mais ceux qui ont volé du Nutella le savent. Cette cochonnerie ne s'étale pas que sur les tartines de pain. Le visage en prend toujours, ça, je savais, mais c'est qu'en séchant, ça devient tout dur et ça fait une sorte de relief disgrâcieux très douteux que le première personne venue dotée d'un oeil en état de fonctionnement ne manquera pas de vous faire remarquer.
Donc, oui, bon, vous vous en doutez, ça marchait moyen. Je me faisais toujorus prendre.
Ma mère arrivait toujours à lire mon méfait sur mes lèvres, même si je niais tout en bloc avec un sourire charmeur, argument silencieux et attendrissant de la coupable qui ne s'ignore pas.
Je ne voyais pas la faille dans mon plan...
¤ Ce doit être à ce moment que j'ai vraiment cru que ma mère avait un pouvoir de lecture dans les pensées. ¤
Alors, puisque ces abrutis croyaient au Père Noël, je pouvais très bien faire baisser le niveau de Nutella dans le bocal en totale impunité.
'sont tellement cons, 'vont pas s'en rendre compte...
Alors, peinarde, les pieds nus ¤ pour un enfant, les pieds nus, c'est l'équivalent du mode furtif, d'un camouflage de ninja, ou de la technique d'exploitation des angles morts ¤ j'allais m'enrober deux ou trois doigts de pâte à tartiner aux noisettes qu'elle-est-bonne-pour-votre-enfant-qu'il-va-mieux-grandir-que-s'il-avait-bu-deux verres-de-lait.
Ni vu, ni connu.
Mon raisonnement était implacable :
- je suis marron,
- le Nutella, c'est marron,
>> Donc même si je me tape une sacrée moustache, personne n'y verra rien.
Hé hé ! Plan diabolique.
Je pensais presque toujours à remettre mes chaussons ¤ à l'envers souvent ¤ pour paraître aussi angélique et innocente que possible.
Je ne négligeais pas non plus de gober un kiri ¤ me rendant donc coupable d'un autre méfait, même si celui-ci était moindre aux yeux des parents qui ne voyaient pas d'inconvénient à ce que je chipe un produit laitier ¤ pour ne pas garder l'odeur caractéristique du Nutella dans la bouche.
Mais ceux qui ont volé du Nutella le savent. Cette cochonnerie ne s'étale pas que sur les tartines de pain. Le visage en prend toujours, ça, je savais, mais c'est qu'en séchant, ça devient tout dur et ça fait une sorte de relief disgrâcieux très douteux que le première personne venue dotée d'un oeil en état de fonctionnement ne manquera pas de vous faire remarquer.
Donc, oui, bon, vous vous en doutez, ça marchait moyen. Je me faisais toujorus prendre.
Ma mère arrivait toujours à lire mon méfait sur mes lèvres, même si je niais tout en bloc avec un sourire charmeur, argument silencieux et attendrissant de la coupable qui ne s'ignore pas.
Je ne voyais pas la faille dans mon plan...
¤ Ce doit être à ce moment que j'ai vraiment cru que ma mère avait un pouvoir de lecture dans les pensées. ¤
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