Ennui(t)s

Publié le par Jazz

Hier soir, j’ai rêvé de mon père.

Ca ne m’arrive que très rarement.

 

Dans ce songe, nous étions proches. Une affection mutuelle qui ne se manifeste plus depuis une bonne douzaine d’années.

Il me serrait dans ses bras. Il me consolait de je ne sais quoi.

Très bizarre ce rêve.

Je m’en suis voulu. Je me suis dit : pourquoi est-ce que tu ne lui dit pas tout ce que tu as sur le cœur, pourquoi tu ne lui crie pas qu’il s’est comporté comme un salaud. Pourquoi tu ne lui dit pas que tu n’as pas besoin de lui ?
Pourquoi est-ce que tu ne profites pas de ce rêve, parce que tu sais que tu rêves, pour lui dire tout ce que tu ne lui dit pas dans la vie éveillée ?

 

Pourquoi ? Parce que je ne nourris pas de haine contre lui.

Peut-être que j’ai besoin de lui. Mais besoin de quoi venant de lui ? Je ne sais pas.

Je vis très bien sans sa présence, sans les coups de fil qu’il promet de nous passer à mon frère et à moi.
Et puis, je ne sais pas comment me comporter avec lui.

Il m’est devenu étranger.

Comme une personne que j’aurais connu il y a très très longtemps, qui aurait disparu et qui reviendrait, fantôme, vision, drap blanc sur lequel on projette les souvenirs heureux et malheureux d’un passé commun : ma petite enfance joyeuse, sa fierté d’être père, la photo de ce garçon qu’il disait être mon « frère d’une autre maman » alors que la mienne, la vraie, la seule maman digne de ce nom, était enceinte du bébé-frère que j’avais commandé, les nuits qu’il passait à boire dehors, avec ses amis, rentrant soûl et puant la sueur dans son petit chez-soi, les disputes violentes avec ma mère, le coutelas de coupeur de cannes à sucre sous son oreiller dans le lit conjugal, ses colères impressionnantes, ses pleurs quand il reconnaissait ses méfaits, sa satisfaction quand il signait mon carnet de notes, son absence, son absence, son absence, ses mensonges, ses mensonges, ses mensonges, ses coups, ses menaces de mort.

Je ne sais pas ce qu’il est aujourd’hui.

Mon frère lui a dit un jour une phrase qui m’a tiré des larmes tant elle était juste (dans le sens le plus pur de ce mot) et triste : « Je ne te connais pas, Papa ».

 

Avant-hier soir, j’ai rêvé que ma grand-mère maternelle € ma gentille mamie-velours € était morte. J’ai eu peur de l’appeler pour prendre de ses nouvelles. J’avais peur que mon rêve soit une réalité.

 

Mes nuits sont épuisantes, mon sommeil chahuté.

Je me réveille avec des maux de tête qui ne s’évanouissent que lorsque le Loup me prend dans ses bras.

 

J’ai besoin de vacances € et peut-être d'une psychanalyse €.
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Publié dans monblognotes

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J
A part ça, la décoration a bien pris, il est tout joli ton blog.
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J
C'est vrai, si elle était morte, on m'aurait déjà prévenue. Avec le décalage horaire, je vais devoir attendre l'heure à laquelle elle se réveille d'habitude.
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J
Ca lui ferait surement plaisir à ta grand-mère une petite visite téléphonique ! non ?
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J
Je rêve de mer et d'embruns,<br /> De montagne et de prairies,<br /> De bonnes bouffes et d'un lit.<br /> Des rêves de vacances, j'en ai plus d'un<br /> Mais pour les réaliser, il me faudra attendre<br /> Août ou septembre.<br /> <br /> La Bretagne ou la Normandie,<br /> La Côte d'Azur même le Douaisis,<br /> Vacances, vacances, emmenez-moi loin d'ici...
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B
oui, vous avez besoin de repos.<br /> pourquoi pas en bretagne ??? rires
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