7 jours au JazzLand (3)

Publié le par Jazz

Mais, en dépit de la bonen foi présumée de mon interlocutrice, il me faut encore lui poser querlques questions que me dicte le peu bon sens dont je sais parfois faire preuve.

- Vous me dites qu'elle appelle souvent sa fille, avez-vous essayé de la contacter, elle ou bien la famille de Mme Ledoux ?
- Non, sa fille est… malade, elle est… hospitalisée et elle je ne connais pas le reste de sa famille.
- Savez-vous si elle a donné un double de ses clés à la concierge ?
- Non, je ne crois pas, elle connaissait quelqu’un à la rue du Poteau, mais je ne connais pas son nom.
- Voilà ce que je vais faire, je vais aller sonner à sa porte, c’est le 5ème, c’est ça ?
- Oui. Merci beaucoup madame, je suis désolée…
- Pas de problème, je vous comprends, je m’inquièterais aussi à votre place. Je vais jeter un coup d’œil et je vous rappelle avec de bonnes nouvelles, d’accord ? Vous avez un numéro où je peux vous joindre ?
- Oui, c’est le 01.xx.xx.xx.xx.
- C’est noté, Madame, arrêtez de vous en faire, il y a certainement une bonne explication à son silence, je reviens avec de bonnes nouvelles, d’accord ? ¤ en disant ça pour la seconde fois, j’ai un mauvais pressentiment ¤
- Oui. Merci. Sonnez fort et longtemps, vous verrez, c’est écrit sur la sonnette, comme elle est un peu sourde, elle est très âgée… N’hésitez pas à sonner et à re-sonner.
- D’accord.
- J’attends votre appel.

Je prends mon bâton de pèlerine, je monte, et effectivement, à la sonnette, il y a écrit le nom de la dame, son ancien métier « Infirmière » et l’indication « sonnez fort et longtemps, merci », ce que je fais.

Je tends l’oreille, mais je n’entends pas le « ding-dong » ni le « bzzzzz » caractéristique de la sonnerie de porte.

Je sonne à nouveau en collant mon oreille contre la porte.
Rien. Toujours rien.

Mais, en levant la tête…

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Publié dans monblognotes

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