P*tain de soirée (3)

Publié le par Jazz

Il y a quelques mois, mon école organisait l’un de ces nombreux pots d’anciens élèves, petits raouts sans vie de la caste, auxquels il n’est utile de participer que quand on cherche :

  • un boulot, ¤ rien de tel que le réseau des anciens ¤
  • des amis perdus de vue, ¤ rien de tel que les potes sur qui on a pompé à l’exam de finances ¤
  • à montrer à ses anciens camarades comme on a bien réussi, ¤ rien de tel qu’une bonne humiliation ! ¤
  • une occasion de boire un coup comme au bon vieux temps, ¤ rien de tel que l’évocation des jeudis soirs post-compèt’, et puis, avec un peu de chance, Benoît trouvera peut-être une personne qui détient la pièce manquant au puzzle de la nuit de la victoire de l’équipe des rugbeux, cette nuit où il est tombé dans un état proche du coma éthylique et dont il s’est réveillé avec la possibilité de péter sans faire de bruit… Au bout du 7ème verre, c'est fatal, les langues se délient... ¤


En général, vous l’aurez compris, ces soirées entre anciens, je n’y pointe pas le bout du nez, vu j’ai autant envie d’y aller que de me faire arracher les ongles des orteils un par un.

En outre, je ne cherche pas vraiment de boulot, je n’ai pas besoin d’y aller pour boire un coup ¤ même si le fait de revoir certaines personnes de cette époque me donne sérieusement envie de devenir alcoolique ¤.

Par contre, il y a quelques rares amis que j’ai connus à l’école et que je n’ai pas toujours l’heur de revoir aussi souvent que je le voudrais. Donc, ce soir là, j’y allais pour Marie, Céline, Cat, Frédéric et sa femme Nilda une New-Yorkaise Latina (de Porto Rico je crois) extravertie, super sympa, voix haut-perchée et bonne humeur contagieuse.

On avait réussi à se frayer un chemin vers le bar, citadelle assiégée. La foule des alcoolos diplômés était dense : j’ai cru que le barman balançait des billets de 500€.
Il y avait les éternels piliers de bar, clefs-de-voûte inébranlables de la structure scotchés au comptoir à saoûler le barman, ne supportant pas l'idée d'un verre vide; et puis, comme toujours, l'avant-garde compacte des gros cons, encore eux, qui, même s’ils sont servis, ne peuvent pas s’éloigner à plus de 3 mètres du bar comme si leur vie en dépendait, ¤ j’en veux pour preuve l’effet produit si on vient s’interposer entre le comptoir et eux : regards hostiles, longues coulées de sueur, contractions incontrôlables de la mâchoire et dans même certains cas qu’une source sérieuse m’a rapportés, on arrive jusqu’à l’explosion. Superman devant de la kryptonite se comporterait mieux… ¤

Dans notre petit groupe, en sirotant enfin nos mojitos, on se tenait au courant des dernières nouvelles des uns et des autres : désert sentimental ou anniversaire mariage en vue, déménagement et pendaison de crémaillère, envie de changer de taf’ et de partir au bout du monde.

 

Et là s’est approché un type de ma promo, Guillaume quelque chose...

à suivre...

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Publié dans monblognotes

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J
Respire calmement Cohen...<br /> S'énerver, c'est aps bon pour c'que t'as...
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C
Raaaaaaaa, c'est énervant ces épisodes, c'est énervant.
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