Le long des canaux du Chao Phraya (Siam part. 2)

Publié le par Jazz

¤ Vous pouvez cliquer sur les photos pour les voir un peu mieux...¤

Nous avons le courage de partir en excursion l’après-midi même, au programme :

- visite express du quartier chinois
Mêmes enseignes rouges et jaunes, mêmes symboles chinois, mêmes traits familiers que dans le XIIIème à Paris.
Dans la rue, le sourire des gens sont aussi grands que les prix sont dérisoires : avec 3 euros on peut acheter 3 culottes en coton, 1 robe légère, 6 barrettes à cheveux, 1 bol de soupe (nid d’hirondelle ou aileron de requin) et une douceur en dessert.

 

- promenade en pirogue à moteur sur le Chao Phraya
Ce fleuve donne naissance à de nombreux canaux qui ont valu à Bangkok le surnom de Venise de l’Orient.
A part quelques exceptions, comme celle-ci,
Belle maison en bois rouge sur pilotizzzz
les gens habitent dans de modestes maisons sur pilotis ¤ prononcez « pilotiiiiise », comme le guide ¤.

Que contrasto.

A l'extérieur et dans les habitations souvent ouvertes aux quatre vents, les résidents vaquent à leurs occupations habituelles, sans paraître gênés par la présence de ces farangs (apocope de « fa-rang-set », la prononciation thaïe de « français » car ce furent les premiers Blancs connus en Thaïlande, qui désigne désormais tout étranger européen ou Blanc) venus pour voir et photographier et montrer du doigt et parler fort ¤ avec leur APN dernier cri et leurs tongs à paillettes ¤.


Certains riverains, même, spontanément, nous sourient et font des signes de la main.

Salut les farangs  

Les calmes eaux marron-vert du Chao Phraya accueillent les jeux de jeunes garçons qui s’éclaboussent, font la bombe et s’ébrouent en riant, et la cour discrète que se font ses deux jeunes bustes immergés.

Boys will be boys

Sur les rives, les marmites font frémir la soupe et nos narines.
Devant chaque maison se dresse un petit autel décoré de fleurs (fraîches ou artificielles) érigé en l’honneur des divinités auxquelles on s’en remet pour le quotidien.
Les silures, des cousins du poisson-chat, se jettent avec une voracité amusante sur le pain de mie que nous leur jetons. Ils sont tellement gros que les locaux ne les mangent pas.

Sillons et silures

 

- escale au Wat Arun, le Temple de l’Aube

Wat Arun de loin 2
Le temple affiche ses influences indiennes, comme Aruna la divinité qui donne son nom au temple, et chinoises, comme la technique selon laquelle les tours sont recouvertes de porcelaine, comme les statues à l’entrée du temple.
 Call me Mr. Meanie Détail du Wat Arun - Petite femme
Au loin, je vois des moines dans leur tunique « safran » dit le guide ¤ moi, je dirais plutôt orange tirant sur le fluo, mais bon… ¤.
 Monks next to Wat Arun

On n’a pas le droit de les prendre en photo de près, et quand on est une femme, on ne peut pas avoir de contact avec eux, parce que nous sommes impures. ¤ Pfff. Sans commentaire. ¤
Le guide nomme les différents groupes représentés par les statues et je ne fais pas vraiment la différence entre les singes ¤ les bons ¤ et les démons ¤ toujours méchants, ceux-là ¤.

Bad guys or good guys? Good guys or bad guys?

Et puis, je rencontre mon premier Bouddha, ou plutôt, mes premiers bouddhas.

 Other Buddhas at Wat Arun

Des fidèles sont venus prier et mettre de l’encens. A l’intérieur de ce petit bâtiment annexe où nous nous trouvons, le calme règne. Je me sens légère.

 

A côté, je jette un œil rapide au marché, mais notre guide nous conseille d’acheter des souvenirs plus tard, dans le Nord, là où les souvenirs seront moins chers.

 

Nous reprenons la grosse pirogue qui nous ramène au bus.
La nuit va tomber bientôt.
Nous n’irons pas à la piscine, le lever pour demain matin est prévu à 05h45.
Il paraît que nous aurons un nouveau guide.

L’attitude tranquille des gens au bord du fleuve me fait penser que je devrais être plus cool avec les hordes de touristes qui viennent visiter mon quartier : après tout, ils ne photographient pas mon salon depuis la rue, ni ne passent régulièrement devant mon paillasson ¤ bon, ils n’ont pas le code de la porte d’entrée en même temps ¤. Ils ne font que visiter, s’ouvrir à une culture nouvelle, et garder des souvenirs, et même s’ils piétinent en sortant du métro, s’ils prennent toutes les places en terrasse, et m’empêchent de profiter de la vue, ils ne font que perturber une peu une quiétude toute relative.

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Publié dans On veut des vacances !

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J
@Dulce Locura : Merci, merci, merci.<br /> AH ! L'atomium. Je me rappelle. T'as raison, ne lâche rien sur les supporters, non mais !<br /> <br /> @Cohen : Il paraît que les riverains mangent les petits, mais que les gros silures sont pas top, en effet.
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C
Effectivement, bien raconté. J'attends la suite. (le silure ça se mange jamais, c'est absolument dégueulasse)
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D
ralala ca donne envie. Tu racontes bien et tes photos sont bien faites. <br /> <br /> Ca va me faire aussi relativiser les touristes. Mais pas les hordes de supporters dans le métro quand y a matches ou les hordes de gens tout court quand y a un salon de machin chose. Enfin pour l'instant c'est tranquille dans le métro, ils rénovent l'atomium <br /> <br /> qu'est ce que j'ai envie de voyager et de découvrir le monde. <br /> <br /> *soupir*<br /> <br />
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