Damnoen Saduak (Siam part. 3)
Nous avons été réveillés en retard, petits malentendus entre les guides et l’hôtel. Pas grave, j’ai dormi un peu plus que prévu et c’est tant mieux.
Direction le marché flottant de Damnoen Saduak, à 80 km de Bangkok.
Dans le bus, notre nouveau guide, Chai, nous parle d’une excursion qui nous charme, mais vous en saurez davanateg en temps utile…
A 08h50, nous arrivons à l’embarcadère où nous prenons une pirogue qui nous rapproche du marché flottant. Un mec nous prend en photo.
Vingt fois, j’ai cru que nous allions chavirer et vingt fois j’ai eu tort.
Dans les canaux du marché creusés autrefois par des Chinois, des barques de marchands de soupe, de riz frit, de chapeaux de palme, de fruits.
De part et d’autre, courent les étals gérés par des marchandes au pied sec, les yeux plissés par le sourire, elles rient parce qu’il paraît que c’est dans leur nature. Elles rient et je ne peux m’empêcher de penser à mes belles grosses marchandes à Pointe-à-Pitre qui nous hèlent :
« tu veux de la bonnne vanille, doudou ? et pour ton chéri, du bois-bandé ? Ah ! Il n’en a pas besoin ! Eh bien tant mieux ma chère, tes affaires roulent ! ».
Elles rient aussi parce que je désigne à mon chéri, en français et en créole, ces fruits que je reconnais : mangues, pommes d’eau (les pommes malaka de chez moi), gros pamplemousses (chadeks), goyaves géantes et vertes, pomme-cannelle, corossol…
Le guide m’apprend le nom de ceux que je ne connais pas : œil de dragon ¤ fuschia et vert en dehors, blanc à points noirs dedans, mais, grosse déception, pas de goût particulier ¤, la mangoustine à la robe marron aux reflets bleu-violet, dont l’intérieur ressemble à une fleur de coton…
Je ne résiste pas plus longtemps et j’achète une de ces petites barquettes, explosions de couleurs et de saveurs, avec un panaché de ces fruits exotiques… Miam ! Même le Loup, d’habitude si difficile et si peu culinairement aventureux, se prend à redemander du rambutan (fruit rouge à pointes aux bouts verts, au goût proche du litchi)…
Beaucoup de Thaïs mangent sur le marché. C’est bon signe, ça veut dire que la nourriture est bonne.
Le guide nous dit que les Thaïs mangent peu mais souvent, 4 à 5 fois par jour, quand la faim s’empare d’eux. Je me sens des origines Thaïes.
Chai nous annonce que nous avons quartier libre pendant 1 heure et que nous devons nous garder d’acheter autre chose que des fruits ou de la soupe, car le reste, c’est un « attrape-touristes », ou alors, il faut marchander. Bien reçu.