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Sans préavis

Je sais que c'est brusque, à la limite de l'impolitesse, mais je mets la salle de bains en repos pendant deux ou trois semaines. Ben oui, je (re)pars en vacances. J'espère revenir avec de petites histoires, des idées rigolotes pour de nouvelles notes, des rêvasseries totalement futiles plein la tête. Alors, rendez-vous début septembre (ou peut-être un peu avant) pour de nouvelles bulles de savon ! Jazz
Jeudi 28 septembre 2006
Vous savez ce que je vous dis, moi ?

Allez voir ailleurs car j'y suis...
Mercredi 6 septembre 2006

Alors, j'ai fait des trucs pendant ces jours loin de la sdb.

J'ai tout d'abord rapatrié mes notes dans la nouvelle nouvelle salle de bains.

(mais si elle ne me plaît pas, je reviens chez over-blog, ou je me trouve autre chose)

Ca se passe par ici.

Mercredi 9 août 2006
Quand Matrix rencontre SATC, ça donne ça...
Mardi 8 août 2006

5 choses à ne pas dire à une personne qui revient de chez le coiffeur, pas à moi, je n’y vais jamais en même temps, alors…


1. Heu… C’est quoi cette coupe à la G-Squad ? T’es nostalgique ou quoi ?

2. Hé, les enfants, viiiite, venez voir ça ! Et amenez le camescope…

3. Ah bon ? T’as changé de coupe, ah…  non, j’avais pas remarqué… ah oui, beurk, maintenant que tu le dis… mais ne te soucie pas de mon avis, tu vois, l’important, c’est que ça te plaise à toi, hein.

4. Arrrrrrrrrrrrrrrrrrrgh ! Bing ! (cri d’horreur suivi du bruit sourd d’un corps raidi heurtant le sol)

5. Ce qu'il y a de bien avec tes tifs, c’est qu’ils repoussent vite.


 

photo trouvée sur houseofdiabolique.com

Mercredi 2 août 2006

Je déteste les reproches.
Non, non, c’est faux, je prends assez bien la critique quand elle est argumentée.
Non, ce que je déteste ce sont les reproches gratuits.

Je dis ça parce que si vous n’êtes pas en vacances vous non plus, que les autres blogs que vous lisez régulièrement sont en pause estivale et que vous espérez un peu d’action sur celui-ci, vous devez m’en vouloir de vous abandonner ainsi.

J’ai tort. Je le sais. Vous êtes déçus. Je le sens.
Je devrais vous faire un petit signe.
Un billet, un mot, un petit rien pour dire que je vais bien.
Si je ne le fais pas pour vous, je devrais au moins le faire pour mon blog rank, qui si j’en crois les dernières stats n’est pas allé flirter avec les hauteurs de juin depuis fort longtemps.

J’ai une excuse.

Je suis en train de rapatrier sur un seul et même site toutes mes notes (ou presque) depuis que je blogue. C’est du boulot mine de rien.

Un peu plus de deux années en billets que je relis parfois avec surprise. Je me prends à ressentir ce petit pincement au cœur qui m’avait étreinte au moment où j’avais formulé ce chagrin, à rire de mes plaisanteries bêtes, à trouver heureuses certaines de mes trouvailles,  ¤ modeste avec ça ¤.

Vais-je migrer définitivement vers ce nouveau blog ? Je ne sais pas. Celui-ci me plaît encore beaucoup mais l’autre me tente, et les fonctionnalités qu’il offre risquent de s’étoffer, donc, j’attends que la décision devienne évidente.

Pardonnez-moi ce silence.

Vous comprendrez bientôt pourquoi je préfère me taire.

¤ alors, non, je ne suis pas enceinte, inutile de sauter de joie là-bas dans l'Ouest Monsieur bonsais 29, pareil pour Jad, hein... je vous vois ! ¤

Mardi 25 juillet 2006

5 questions à ne pas dire quand je suis prête à sortir parce que la réponse est invariable, alors à quoi bon ? Hein ? Je te le demande.

 

1. Ca y est ? T’es coiffée là ? ¤ la réponse est oui, même si tes yeux de profane n'arrivent pas à saisir la subtilité de mon savant coiffé-décoiffé complètement voulu et longuement étudié ¤

2. Tu vas pas avoir mal aux pieds avec ses chaussures ? ¤ la réponse est oui, évidemment, je vais avoir des ampoules façon air bag à la fin de la soirée, je vais hurler à la mort à chaque pas pendant la semaine qui suivra, mais t’as vu comme elles sont belles mes pompes ? Alors, tais-toi et marche, mécréant. ¤

3. T’as rien oublié ? ¤ la réponse est évidemment si, mais avec un peu de chance, ce ne sera que le cadeau des mariés. ¤

4. T’as pensé à fermer les fenêtres ? ¤ la réponse est oui bien entendu. La bonne question à poser est "As-tu effectivement fermé lesdites fenêtres ?" auquel cas je te réponds non, bien sûr que non, tu ne crois pas quand même pas que je vais bousiller mon vernis tout juste posé. Quoi ? Oui, je sais parfaitement qu’il existe du vernis qui sèche en une minute chrono, mais déjà, pour la deuxième couche, c’est moins vrai, et en plus, nos amis les fabricants de cosmétiques ont sacrifié le lustre et la tenue des couleurs à l’autel de la rapidité de séchage… un autre moyen de nous dire qu’on ne peut pas tout avoir, enfin, pas avant leur dernière innovation technologique qui ne manquera pas d’être vantée à grands renforts publicitaires par des bombasses sculpturales du type « regardez-moi, je ne sais pas pourquoi je devrais utiliser ce produit anti-cellulite vu que je n'ai pas un pet de graisse comme vous pouvez le constater à l’écran » – encore heureux, vu qu’elles ont que ça à foutre de faire du sport et de s’occuper de leur corps avec l’aide d’un coach personnel entre deux concerts/films/virées en boîtes de nuit carré VIP, 600€ la bouteille de champ’/opérations chirurgicales qu’elles nieront à leurs corps parfait défendant qui disposent d’un staff dévoué pour exaucer tous leurs vœux, ce qui inclut appliquer leur vernis ET fermer les fenêtres. Alors, NON, j’ai pas fermé ces fichues fenêtres, si t’es pas content, t’as qu’à essayer de te poser un vernis tout seul sans le bousiller dans le quart d’heure qui suit, et après, on en reparle… ¤

5. On peut y aller maintenant ? ¤ la réponse est oui, banane, mais pas avant que j’aie eu le temps de vérifier rapidement ma coiffure dans le miroir, de réajuster les brides de mes super-pompes qui me coupent toute circulation sanguine dans les talons qui virent au bleu canard très rapidement, de chercher un sac en plastique dans lequel je mettrai mes chaussures de rechange, de trouver un sac présentable qui ne jure pas avec ma tenue pour y mettre le sachet qui contient mes pompes, de vérifier mentalement que je n’ai rien oublié ni rien semé derrière moi dans ma recherche de sacs multiples, d’avoir constaté en passant que tu n’as oublié de fermer aucune fenêtre. Allez, maintenant on y va. ¤

Vendredi 21 juillet 2006

Voilà.
J'ai décidé de créer ma propre liste, y'a pas de raison.
Alors, ta-daaaaaaam !

____

5 métiers que j’aimerais bien exercer
en plus du mien, parce que je l'aime bien quand même mon taf

- Prof de yoga
¤ pourquoi pas une reconversion ? ¤
- Comédienne ¤ le théâtre m’a beaucoup apporté ¤
- Psychothérapeute pour enfants autistes
- Scénariste et metteuse en scène de
¤ bonnes ¤ séries télévisées ¤ pour changer des séries de flics, juges, avocats et des scènes qui sont jouées faux à en pleurer ¤
- Ecrivain public et bloggeuse professionnelle anonyme ¤ où l’écriture au service des autres et de mon plaisir ¤

5 métiers contre lesquels je n'ai rien en temps normal
mais que je ne voudrais exercer pour rien au monde pendant la canicule

- Employée de pressing
¤ le repassage à la vapeur par 30°, non merci ¤
- Couvreuse ¤ être plus près du soleil sur une couche d’isolant qui gratte et qui chauffe… quelle tuile ¤
- Goudronneuse ¤ le goudron, ça pue, ça colle, c’est salissant ¤
- Infirmière en gériatrie ¤ le vieux, ça pue, ça colle, c’est salissant ¤
- vendeuse de Kebab
¤ même en hiver, la rôtissoire fait suer, alors… ¤
- et en bonus : n’importe quel emploi dans la conservation de la chaîne du froid ¤ parce que bonjour le chaud-froid à répétition ¤

5 activités qu’il vaut mieux que je n’exerce pas
pour des raisons pas toujours évidentes

- Chauffeur de bus
¤ en même temps, j’ai pas le permis… ¤
- Acheteuse pour la grande distribution
¤ j’ai un peu d’éthique, moi ¤
- Banquière
¤ je n’arrive pas à piger la logique des agios ¤
- Commerciale en quoi que ce soit
¤ surtout pas en produits financiers ¤
- Héritière super-riche
¤ oui, je sais, ce n’est pas vraiment une activité, c’est justement ça le problème, je pense que je m’ennuierais très vite, à moins que cela ne me permette de m’éclater dans au moins trois des cinq premiers métiers cités plus haut. ¤

Mercredi 19 juillet 2006

- Oh ! Papillon ? a dit la petite fille à son papa
- Did you see a butterfly? Where?

Le loup et moi étions endimanchés.
Avant leur arrivée, je me tenais droite sur le strapontin, pas question de faire un pli à cette tenue qu’il m’avait fallu défroisser à la vapeur ET repasser à kalpat’*.


Chaleur, chaleur… Cette ligne de métro, il faudrait la rebaptiser en « La fournaise ».
Je maintenais mes coudes à quelques centimètres de mes flancs, car j’ai beau vouloir me comporter comme une sainte ¤  hmm… hmm… ¤, je craignais que les seules auréoles
que pourrait immortaliser le photographe du mariage n’apparussent que sous mes bras.

Et puis, le couple gros sac et sandalettes en cuir est entré dans le wagon. Une gamine joues roses les précédait.
Le Loup et moi leur avons cédé la place.
La petite s’est installée sur les genoux de son père.
Après deux stations, Le loup et moi étions parvenus à la conclusion que cette petite bouille était mi-beef, mi-frog ¤ et là, t’es pas dans la bouse Monsieur Jean ¤.
Française par maman, Anglaise par papa.

- Là ! Papillon ?
- Where?
- There!

Elle me pointait de son petit index résolu, les yeux rivés dans les miens avec cet aplomb que l’ignorance des règles de bienséance inventées par des adultes coincés du derche donne aux enfants, moi je lui souriais. Elle était mignonne, s’impatientait quand ses ‘béciles de parents ne pigeaient pas tout de suite ce qui était pour elle une évidence. Moi au même âge, mais en mieux, parce qu’elle était bilingue.

- Là ! Papillon ? ¤ sur le ton de « alors, tu l’as vu ce fichu insecte, ou t’as toujours de la merde dans les yeux, Daddy ? ¤
- Oh, no Rose, it’s not a butterfly, it’s a fan.
- C’est un éventail ma puce, renchérit la Maman.

Une fée.
Voilà en quoi m’avait transformée un mot. Un tout petit mot.
Seule une fée pourrait avoir la chance d’être éventée par un papillon.

Alors, en gentille fée, je lui ai fait profiter de quelques battements d’ailes de mon papillon. Elle a bien ri.


Le météorologue Lorenz posait la question davantage rhétorique que prête à devenir une affirmation-symbole de la théorie du Chaos : le battement d’ailes d’un papillon au Brésil peut-il provoquer une tornade au Texas ?

Je ne saurais y répondre, mais je sais en revanche, que le battement d’un éventail peut provoquer une poussée de bonne humeur même avec les cahots du métro parisien.

__

*Kalpat’ : ça veut dire « à quatre pattes » en créole. Je repasse au sol, parce que la planche à repasser du Loup qui est devenue depuis notre planche à repasser est absolument inutilisable ; je me mords les doigts d’avoir abandonné la mienne quand j'ai déménagé, à présent elle doit faire le bonheur de cette petite vieille qui l’avait emportée à peine m’en étais-je débarrassé. Je me rappelle qu’avec ma planche sous le bras, son fichu, ses bas en laine et ses charentaises, elle avait l’air d’une drôle de surfeuse urbaine.

Mardi 18 juillet 2006
Dans mon boulot actuel je ne voyage guère.

Mes trajets se limitent à des va-et-vient entre mon cher quartier mi-popu, mi-bobo, et cette contrée reculée où s'habiller en jupe équivaut à faire une déclaration solennelle que l'on est pas farouche.

Je sais, je rentre à peine de vacances, je ne devrais pas rêver d'ailleurs.

Je sais que partir, voyager pour le boulot, c'est aussi des petits sacrifices à consentir, être parfois loin du Loup, dormir seule dans des lits froids d'hôtels blancs.

Mais parfois, quand je regarde autour de moi en venant le matin, j'ai vraiment, vraiment le blues.
Ici, les gens sont laids et malheureux.
Ils marchent à reculons, le dos courbé, l'oeil éteint.
Pas une lueur d'espoir. Rien.
On les a rejetés aux franges mal peignées de la ville.
Ici, rien ne luit, ne bleuit, ni ne bruit vraiment.
¤ Comme on est loin de la Chaleur d'Anna. ¤
L'herbe même a du mal à pousser, elle si folle d'habitude.

Quand, en arrivant au terminus, je croise le métro qui s'en va dans l'autre sens, j'envie ces gens qui, assis, rejoignent le centre à toute vitesse. Ils ne semblent même pas conscients de ce sort heureux que je leur envie.
Là-bas, il y a la vie.
Là-bas, les rires qui éclatent.
Là-bas, les boucles d'oreille qui se balancent.
Là-bas, la vie qui fait palpiter votre coeur, vous enivre, et vous laisse à bout de souffle.
Là-bas, là-bas, c'est autre chose.

Ici, je n'ai même pas la force de tourner en rond.
Ici, tout est loin, mais on n'a pas la tranquilité pour autant.
Ici, tout est triste et gris.
La vie est embrumée, comme s'il fallait oublier le sang dans nos veines, le chant des oiseaux et les gens qui s'engueulent, se réconcilient, courent, dansent et sautent.
Ici on ne vit pas vraiment, alors périr, ce n'est pas si grave après tout.

Heureusement, je ne suis pas de celles qu'on écrase sans résistance.
Alors, je vis, je porte les couleurs, je danse pendant que j'attends que le bonhomme passe au vert, je souris et je trottine.

Il arrive même, je crois, que les gens se prennent à écouter la musique de mon petit manège.

Semer le trop-plein de joie que j'ai en moi.
Mardi 18 juillet 2006
Si vous cherchez à vous évader un peu le temps de vacances méditerranéennes, allez impressionner vos rétines par ici.

Si vous voulez voir des dunes féminines qui vous emportent par leur charme et un petit je-ne-sais-quoi, c'est par .


¤ Alors, on dit merci qui ? ¤
 

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la tête dans les nuages, parfois dans les étoiles
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mon blog-notes dans la salle de bains.




Je suis
- Jazz
- bien dans ma salle de bains,
- folle d'un Loup un peu dingue,
- assez vieille pour être ta soeur, si si,
- à la recherche de tout un tas de choses (sa vocation, le bonheur pour ses amis, un loft parisien abordable, des chaussures belles et ou marrantes et/ou confortables, de bons sujets pour nourrir ce blog...),
- presque quotidiennement sidérée par un truc ou un autre,
- un peu fantasque parfois, d'où ma tendance à écrire des apartés en ¤ rose ¤
.



 
 
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